23 août 2007

Rencontres d'Entraigues du 16 au 19 aout : souvenirs...

Merci à JJ Régnier pour les photos-souvenirs de ces 4 jours revigorants !

avec Joseph Altairac, Alain Huet, Raymond Milesi et Bernard Dardinier : mais de quoi parlions-nous déjà ?
des débats, des jeux (de mots), des conférences, de la rigolade : Sylvie Lainé prête à tout pour détrôner Bernard Dardinier, champion traditionnel des jeux milesiens (auxquels je ne comprends jamais rien d'ailleurs. Mais il est vrai que je suis un auteur de fantasy hi hi hi).

Raymond Milési, démoniaque, s'apprête à nous poser une de ses fameuses devinettes-contrepèteuses-SF
Notre commissaire priseur préféré, Georges Pierru, contraint de mettre en vente jusqu'à ses mythiques bretelles...
Alain le Bussy remettant le prix Infini à Emmanuelle Maia pour sa nouvelle Nadia (à paraître dans Galaxies)
avec Jeam Tag

Jeam Tag et Hugo Bellagamba (venu espionner pour préparer la convention 2008, le filou)


Jérôme Baud, G.O. émérite, qui a permi ces rencontres-retrouvailles cette année. Merci chef !

Merci à JJ Régnier pour ces photos-souvenirs de ces 4 jours revigorants !

16 août 2007

Rencontres d'Entraigues du 16 au 19 aout

et hop ! en route pour le sud !



(affiche de Jeam Tag)

Jérôme Baud (qui a déjà organisé 2 Conventions dans le Sud de la France) s'est dévoué pour permettre aux malheureux passionnés en mal de rencontres amicales puisque cette année, la Convention s'est passée au Canada, de se retrouver pour une rencontre plus informelle, mais tout aussi tonique et festive : conférences-débat, jeux SF, stands de livres, d'éditeurs, repas en commun préparés par un traiteur, et des participants qui sont des auteurs de SF ou des "piliers" du fandom. A noter, les invités prévus : Yves Frémion, Claude Ecken, Jeam Tag...

bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...

Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon...

13 août 2007

Coup de gueule et mise au point

Depuis un peu plus d’un an, suite à des discussions houleuses concernant des contre-vérités et des propos insultants à l’égard des auteurs de fantasy français et de leurs éditeurs, ou à mes prises de position pour défendre Nestiveqnen, je suis la cible régulière d’insultes et de calomnies de la part d’une toute petite poignée d’internautes.
Ils sévissent sur au moins deux forums, et leurs posts sont tellement outranciers qu’ils ne méritent pas qu’on s’attarde à leur répondre. Bien que le portrait qu’on essaie de faire de moi fasse sourire ceux qui me connaissent, et intrigue ceux qui ont été amenés à me rencontrer à l’occasion de dédicaces ou de dîners, ce petit jeu perdure et devient plus pervers. Je vais donc suivre les conseils avisés de mon cercle d’amis – tous bien ancrés dans le milieu de la SFF, habitués donc à voir des types à l’ego démesuré se donner de l’importance en se défoulant sur leur clavier, bien cachés derrière un pseudo – et prendre le large pour me concentrer sur des sujets plus interessants.
J’ai déjà été amenée à ne pas renouveler mon adhésion au club PDE, qui en lui-même n’a rien à voir avec ce problème mais qui, depuis quelques temps, est miné par une partie de ces tristes sires (le féminin serait de rigueur) incapables de se remettre en question une seconde mais prompts à disséminer des rumeurs et des calomnies. Quand on n’est plus la bienvenue, inutile d’insister, et pourtant je dois dire que ces dix dernières années j’ai toujours entretenu d’excellents rapports avec le club, des rapports d’amitié et de soutien.
Par ailleurs, je vais cesser de fréquenter les forums de discussion. Je remercie d’avance les potes qui avaient l’habitude de me tenir informée de ce qui pouvait se dire, de s’abstenir dorénavant. Je connais très bien l’identité – réelle ou virtuelle – des 5 personnes qui s’amusent à cracher leur fiel, et je ne m’abaisserai pas à leur répondre, ni même à expliquer les raisons de cet acharnement façon « vendetta à la mords-moi ».
L’affection et l’estime de gens que j’admire contrebalancent largement le mépris, la condescendance et les insultes gratuites de cette poignée d’acharnés. Les deuils successifs, la douleur, et l’amour de la littérature relativisent grandement l’agacement et la bêtise humaine.

08 août 2007

Dédicaces : Sur la piste des dragons oubliés, Château de la Roche, 20 octobre 2007




FESTIVAL de la SCIENCE-FICTION et de l'IMAGINAIRE


le programme 2007
15ème édition - vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 octobre
Après avoir exploré la planète Mars en 2001, les Villes au bord du Futur en 2003, et les inventions des savant Fous en 2005, le Festival se lance, en 2007, sur la piste des dragons oubliés.

L'expo du Château de la Roche (près de Roanne et de St Priest la Roche)

seules seraient scénarisés les deux étages supérieurs ; le rez-de-chaussée étant consacré au salon du livre et des jeux du futur ainsi qu'à des rencontres avec les auteurs (écrivains, illustrateurs, graphistes…)…

Sur la piste des Dragons oubliés
Une exposition produite par Rhône-Alpes SF
pour le 15ème Festival, d'après l'œuvre d'Elian Black'More

Pour la première fois, le public aura enfin accès aux archives trop longtemps restées secrètes de Placide de la taupinière.

Pendant 3 jours, le Château de la Roche deviendra la résidence d'Argaïl Mac-Claymore.
Les salles du Château seront donc transformées en un véritable cabinet de curiosité.

Elles recèleront les éléments uniques qui vous permettront, tout comme Elian Black'Mor, de vous lancer sur la piste des dragons oubliés, créatures fantastiques aux noms et à l'aspect inquiétants comme le Muirdris ou le Williwaw.
Une aventure dans des paysages étranges, une expédition sans risques, à condition de s'équiper et de suivre les conseils qui vous seront prodigués au comptoir de Timoty.

Munis de tous les vaccins, passeports, autorisations légalement tamponnées et autres billets vous serez enfin initiés et prêts pour cette quête aux dragons qui hantent la littérature et le cinéma. Actuellement, tous supports confondus, c'est la Fantasy qui détient les plus gros chiffres de ventes.

C'est la première fois qu'un exposition est consacrée à l'univers si particulier d'Elian Black'More. L'auteur, avec sa compagne Carine, constituent un duo de grand talent dans tous les genres graphiques.
L'occasion, pour le Festival 2007 de valoriser les images au service d'un vrai récit.

et j'y dédicacerai les 4 volumes de la Chronique Insulaire comme il se doit : Bromatofiel à l'honneur, donc !

07 août 2007

Nostalgie et cocooning


Hier, un ami m'a offert un numéro de Mandrake que je n'avais pas. Je n'en avais pas lu depuis des lustres, et la magie a de nouveau opéré.
Et comme je suis d'humeur tristoune impropre à l'écriture, j'ai décidé de rester dans mon lit avant mon rdv de cet aprèm (argh ! résultats médicaux...) et de regarder un dvd : le voleur de Bagdad, avec Sabu, Conrad Veidt (le vilain Jaffar), John Justin (le bôôô Ahmad). On me l'a prêté. Moi je suis plutôt Ray Harryhausen ou Douglas Fairbanks... Mais il se laisse bien regarder et ma foi, quand j'ai vu l'automate du cheval volant, ça m'a rappelé quelque chose. Je l'avais vu dans ma prime jeunesse.

03 août 2007

La vie intérieure du chat

Le chat, il dort. Ses oreilles bougent légèrement, ses moustaches frissonnent.
Il veille, détendu, replié sur sa vie intérieure.
Là-bas, il n’est plus obligé de se sentir seul au monde, seul au milieu des autres.
Là-bas, il se sent à l’aise, il ne fait pas semblant. Pas besoin de chercher l’affection, de quémander un mot, un geste tendre. Là-bas, il règne. Et personne ne sait sur quoi.
Le soleil, par la fenêtre, lui chauffe les flancs.
Parfois, il s'étire, ou pose une patte possessive sur le manuscrit resté en plan. Il s'est couché dessus. Il a volé le stylo. A l'intérieur, il ronronne. Il est bien. Il a le contrôle.
Le chat, il dort. Il vit un rêve sans fin.

02 août 2007

Les rencontres d'Entraigues, du 16 au 19/08

Jérôme Baud (qui a déjà organisé 2 Conventions dans le Sud de la France) s'est dévoué pour permettre aux malheureux passionnés en mal de rencontres amicales puisque cette année, la Convention s'est passée au Canada, de se retrouver pour une rencontre plus informelle, mais tout aussi tonique et festive : conférences-débat, jeux SF, stands de livres, d'éditeurs, repas en commun préparés par un traiteur, et des participants qui sont des auteurs de SF ou des "piliers" du fandom. A noter, les invités prévus : Yves Frémion, Claude Ecken, Jeam Tag...

bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...

Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon, il paraît qu'on viendra nous y chercher en voiture, à condition of course de prévenir l'organisateur à temps...

Pour vous inscrire, envoyez un chèque (français) de 15 euros * à l'ordre de Jérôme Baud, lotissement Le Vénasque, 84800 L'Isle sur le Sorgue (France).
Mais on peut payer sur place, bien sûr...
renseignements et liste d'hôtels : upntATclub-internetPOINTfr
(il ya campings et hôtels à profusion dans un rayon de 5 km, notamment à Le Pontet (ZI le Tronquet Avignon Nord))

* Oui, une Convention est payante, les Rencontres d'Entraigues aussi, quoique presque trois fois moins chères. Mais il faut bien que Jérôme ait un budjet pour régler les factures diverses et variées, puisque ce genre de manifestation n'est pas un festival, n'est pas sponsorisé (même si la municipalité peut prêter la salle, par exemple).

24 juillet 2007

PRIX MERLIN 2007

Les résultats du premier tour du prix Merlin sont maintenant connus, les
heureux élus sont donc:

Dans la catégorie roman:

-Sire Cédric, Angemort, éditions Nuit d'avril
-CROS Anaïs, Les Lunes de sang, éditions Nestiveqnen
-BOUSQUET Charlotte, Les Arcanes du jugement (Le cœur d'Aramantha 3),
éditions Nestiveqnen
-DARNAUDET François, Le Papyrus de Venise, éditions Nestiveqnen
-DELSE Irène, L'Héritier du tigre (Shalinka, tome 1), éditions Le navire en
pleine ville

Et dans la catégorie nouvelle:

-BOUSQUET Charlotte, Lune de sang, dans Faeries 21, Nestiveqnen
-BIDCHIREN Olivier, Parole silencieuse, dans Dans l'antre des esprits, Nuit
d'avril
-AMSHANI Willy, Peur au ventre, dans AOC 5, Club Présences d'Esprits
-SILHOL Léa, Le Rêve en la cité, dans Elric et la porte des mondes, Fleuve
noir
-VALLS DE GOMIS Estelle, Circé et la Malédiction du Déméter, dans Le Cabaret
vert, Nuit d'avril

vous pouvez dès maintenant et jusqu'au 30 septembre voter
pour votre roman et/ou nouvelle favori(te)!

=> http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/

22 juillet 2007

EN SELLE !

Aujourd'hui je suis contente car j'ai bien avancé dans le scénario de mon prochain roman. Je n'arrive toujours pas à me remettre à Sang d'Irah 2, resté en chantier depuis l'année dernière. Il manque tout au plus 3 chapitres, et de menus aménagements pas endroits. Tout cela est marqué, précisé, post-ité sur le manuscrit, mais rien à faire.
Par contre, maintenant que Les songes de Tulà sont bouclés, je suis décidée à me mettre enfin sérieusement à ce vieux projet de roman fantastique hommage aux romans populaires du 19e, situé à Paris. L'histoire avance bien, les personnages prennent forme, et la doc accumulée ces dernières années commence à se décanter. Je vois ce dont je vais pouvoir me servir, et ce qui sera too much. J'ai de la matière...
Si je garde le rythme, le scénario sera terminé pour la rentrée, et je pourrai l'écrire tranquillement au cours de l'année, ce qui me fera un bien fou car je rêve de m'y immerger depuis des années, dans cette histoire. L'idée était déjà présente à l'époque du Roi Repenti. La petite fille avec sa boule à neige de 1880 qui se balladait dans la chronique insulaire, et qui cloturait la saga en était sans doute l'amorce...
Bien sûr, cela sousentend que je ne me laisse pas (plus) déconcentrer par des débats et des polémiques stériles, des états d'âmes familiaux vains (quand on ne peut rien changer, autant ne pas envenimer) et un hygiène de vie plus salutaire pour ma santé...
Mais bon, c'est comme les bonnes résolutions de janvier, celles de juillet...

20 juillet 2007

01 juillet 2007

30 juin 2007

à paraître cet automne...

Cet automne sortira aux éditions Rivière Blanche une anthologie consacrée à la série mythique de mon ami P-J Hérault, la saga de Cal de Ter (Fleuve Noir Anticipation : toutes les infos sur http://users.skynet.be/vaha-ma-planete/PJCALDETER.htm
Philippe Ward m'a demandé d'en écrire la préface.
J'ai aussi offert une courte nouvelle qui figurera peut-être au sommaire...



(PJ Herault et son prix Cyrano (signé Caza) couronnant son oeuvre)

(de gauche à droite : PJ Hérault, Alain LeBussy et moi-même)

(Mon frère Bruno-François, grand fan et lecteur de PJ de la première heure, et moi-même, faisant découvrir la couv du livre à la prochaine génération des Cal-Maniacs)

27 juin 2007

ROYAUMES PERDUS, nouvelle collection fantasy jeunesse chez Mango





Après une longue absence pour raison de santé et de boulot monstre, me voici de retour.

La première fournée de la collection dans laquelle paraîtra mon roman Les songes de Tulà (Mars 2008) sortira en septembre prochain.

"Edito Xavier Mauméjean
Parlons de ce qui n’existait pas…
Une collection de romans qui serait dédiée à l’imaginaire du monde entier. C'est-à-dire aux contes et légendes qui forment le merveilleux de toutes les cultures. Parce que cet imaginaire appartient à chacun, nous voulons le mettre à la disposition des lecteurs. Avant tout des plus jeunes, puisqu’ils en sont les héritiers. Cela, afin que les récits d’hier permettent aujourd’hui de se préparer à demain. Car les mythes sont éternels et façonnent nos esprits à tout âge.
Nous voulons des histoires qui embarquent vers l’ailleurs, tout en permettant de mieux comprendre ce qui se passe ici et maintenant. Des récits épiques et solidement documentés, qui offrent l’occasion de se distraire en apprenant, de réfléchir en s’évadant. D’authentiques créations, en somme, qui s’appuient sur des connaissances exactes. Pour revisiter la Grèce antique, les sagas nordiques, la Rome conquérante ou les ténèbres médiévales, nous avons fait appel à des auteurs français. Des plumes confirmées de la Fantasy, mais aussi de nouveaux talents que nous souhaitons faire découvrir. Ils vous feront traverser l’ancienne Chine et frémir à l’ombre des pyramides mayas. Ensemble, ces romans composeront une carte qui vous mènera jusqu’à des trésors cachés.
Maintenant, cette collection existe.
Elle se nomme Royaumes Perdus."

Bon, évidemment, je n'ai pas l'habitude des collections jeunesse, et je ne suis pas très enthousiaste côté couvertures. Néanmoins, je reconnais qu'elles ne s'adressent pas à mon public habituel, et que les 11 ans seront sans doute attirés par ce visuel. Je croise les doigts pour mon Quetzalcoatl..........

01 juin 2007

Dédicaces : Festival de Vendôme, 23 juin

Prochains rendez-vous avec des lecteurs :




FESTIVAL DE L’IMAGINAIRE de VENDOME

2ème EDITION

Exposition :
- Du 18 au 30 juin, exposition des œuvres de Philippe Caza à la bibliothèque de Vendôme, parc Ronsard

Cinéma :
- Vendredi 22 juin, 14 h, projection du film Gandahar de René Laloux, dessins de Ph. Caza, au cinéma Le Ronsard de Vendôme (entrée 3 €)
- Vendredi 22 juin, 20h, projection du film Le labyrinthe de Pan (3 Oscars) de Guillermo del Toro, en version originale (espagnol) au cinéma Le Ronsard de Vendôme (entrée 3 €)

Conférence :
- Vendredi 22 juin, 20h30, conférence sur les risques climatiques entre Didier Paillard, climatologue au CEA et Elsa Cortijo, climatologue au CNRS, Philippe Caza, et Jean-Marc Ligny, à la Salle des Fêtes de Fréteval - Entrée gratuite

Dédicaces :
- Samedi 23 juin de 10h à 19h, dédicaces, rencontres et jeux avec une vingtaine d’invités écrivains et illustrateurs sous le marché couvert de Vendôme - Entrée gratuite

Ecrivains :

- Olivier Bidchiren
- Pierre Bordage
- Fabien Clavel
- Thomas Day
- Sylvie Denis
- Pierre Dubois
- Mélanie Fazi
- Hervé Jubert
- Jean-Marc Ligny
- Claire Panier-Alix
- Michel Robert
- Magali Ségura
- Roland Wagner
- Erik Wietzel

Illustrateurs :

- Fabrice Angleraud
- Philippe Caza
- Nicolas Guénet
- Eric Lambert
- Li An
- Manchu
- Solmon

Spectacle :
- Samedi 23 juin, 20h30, Histoires de fées : contes et histoires par Pierre Dubois, elficologue aux Greniers de l’Abbaye de Vendôme. Entrée gratuite.

15 mai 2007

SANG D'IRAH 2 : C'est reparti mon kiki !

Et hop ! manuscrit maya imprimé/posté, il est temps de revenir à celui que j'ai laissé en chantier depuis le mois d'octobre : le dernier volet des chroniques insulaires, Sang d'Irah 2 : "L'étendard en lambeaux".

Avec ces 8 mois de recul (bien remplis puisqu'en plus de ce roman jeunesse, j'ai écrit une préface et une nouvelle SF pour les éditions Rivière Blanche, participé à une autre préface, fait un peu de politique, survécu à un deuil (mais ce n'est pas gagné, heureusement qu'il y a l'écriture et les amis)), je sens que je vais pouvoir en venir à bout plus sereinement (c'est là qu'elle croise les doigts dans le dos, crache par terre et jète une poignée de sel par dessus son épaule).

Au programme ces deux prochaines semaines : une relecture attentive du manuscrit et des notes laissés en plan (façon de parler). Débroussaillage et corrections. A froid, je vais pouvoir vérifier les lignes de force et je pense être en mesure, maintenant, de trouver ce qui me bloquait l'été dernier.

L'avantage, c'est que ça va aussi me permettre de prendre le recul nécessaire par rapport aux Songes de Tulà, en lecture chez mon éditeur, pour être prête le moment venu pour les corrections et éventuels remaniements.

yeah...! (fait craquer ses jointures...)

mais avant tout ça, un break salvateur et bien mérité : jeudi, c'est férié, et c'est la visite traditionnelle chez les bouquinistes et vide-greniers ! ce sera aussi la remise non moins traditionnelle de mon manuscrit maya à mon lecteur-test préféré : suspense suspense...

12 mai 2007

Critique de Sang d'Irah


compte-rendu de lecture paru sur le blog "Plume Sauvage" :

Encore un roman rapporté de ma virée parisienne qui m'a rendue insomniaque. Pourtant, peu après son achat, on a essayé de me faire peur en me disant que plusieurs personnes n'étaient pas parvenues à lire cette auteur. C'est là qu'on se rend qu'on que d'une personne à une autre, l'approche d'un ouvrage peut vraiment varier à 180 °.
Car j'ai adoré le style, tout simplement !

"Sang d'Irah" est une superbe fresque, très prenante, avec des personnes aux destinées et aux caractères impressionnants, finements retranscrits. Pas de bons ou de méchants ici, rien de manichéens et c'est bien ce qui me plait. Même dans leurs pires actes, les personnages ont leurs raisons d'agir, tour à tour émouvants, pathétiques, convaincants, passionnés, autant de destins qui se percutent pour le meilleur et le pire, plongeant parfois les êtres qui leurs sont le plus chers au bord de la folie ou de la mort. Sans même parler des véritables chocs culturels, par exemple lors de l'apparition de Nicolas, puis de son retour avec des idées 'modernes' qui ne peuvent trouver échos à Nopalep, île hors de l'espace et du temps qui n'a pas évolué depuis des siècles. C'est bien ce que nous décrit l'auteur, une île continent qui sort de son inertie, ce qui entraîne la chûte prévisible de civilisations entières. Elle a superbement rendu, à mon avis, la mélancolie de ces personnages qui prennent conscience qu'avec leur fin c'est un mode entier de croyances et de coutumes qui périclyte.

Et au milieu il reste Duncan, droit et entier, homme d'un autre âge qui pousse l'admiration même chez ses ennemis.

J'ai eu une chance énorme, pouvoir parler de ce livre avec son auteur après l'avoir lu, sur le forum Littérature Fantastique. D'ailleurs, je ne me suis pas cassée la tête, cet article est ni plus ni moins mon ressenti "à chaud" de ce que j'y avais décrit (je suis une feignasse, je vous l'ai déjà dit !).

J'avais donc ajouté une note pour l'auteur sur le forum, dans laquelle j'avouais que je ne savais que répondre à la question posée en dédicace sur le roman lors du salon du livre de Paris... La question était tout simplement de savoir quel serait mon personnage préféré... et si je me retrouverais dans la reine Maryanor.
J'avoue que le personnage de Sail est particulièrement "grand", se dépassant et se consumant par amour des siens, mais tous sont si bien cernés que j'ai éprouvé un réel plaisir à les suivre, même lorsque leurs décisions étaient réellement contestables. Tous ont leurs forces et leurs faiblesses, ce qui les rend à la fois attachants et répugnants. Une belle galerie de personnages !

Je découvre cette auteur donc je ne m'avancerai pas sur ses autres romans. Ca m'a quand même fait une drôle d'impression d'arriver à la fin et de découvrir qu'une suite est prévue, car c'est déjà un roman très dense (je ne suis pas amateur de multilogies). Ce qui est très agréable c'est que l'auteur ne coupe pas la lecture, du genre "à suivre" en plein milieu d'une action. Elle a traité son livre comme un one-shot, ce qui est très respectueux des lecteurs, tout en mettant en place la génération suivante, donc évidemment, pour ceux qui ont aimé, ça met l'eau à la bouche...

Bon, j'ai beaucoup causé là, mais j'imagine Sieglind ou Adu me tomber dessus en me disant "c'est bien mais... ça parle de quoi ?"

Au tout départ, le Prince chevalier Duncan d'Irah rend visite à sa très jeune fiancée la reine Maryanor (alliance politique décidée quand elle était au berceau, mais qui à la grande surprise de tout le monde s'est changée en une véritable passion, arrête de glousser Sieglind, oui on se doute que ce n'est pas une visite de courtoisie).
Le Prince est dans une position délicate car ce mariage peut permettre au royaume de sa douce d'absorber le sien, il a donc déjà pris ses précautions de ce côté. Du coup il sait que cette alliance n'est plus aussi avantageuse aux yeux des dirigeants du royaume de Nicée.
Il a cependant confiance en se rendant auprès de sa dulcinée à sa demande. Mais il déchante car elle a quelque chose de terrible à lui apprendre (de préférence en public devant l'ensemble des pontes du royaume, merci l'humiliation). Car la Reine est aussi la grande prêtresse de Soral, dont le culte règne sur le royaume de Nicée, et le Kassapu (prêtre) de ce culte est parvenu à la convaincre qu'elle devait annuler ses fiançailles pour réaliser le Grand Partage avec le roi Sail, véritable homme-Dieu d'Orkaz, contrée désertique du sud qui s'est allié aux Trolls Lycanthropes du nord dans l'espoir de pouvoir récupérer eaux et terres arables. Le Grand Partage est une cérémonie qui a permis aux Reines, sur des générations, de plier à leur volonté des hommes pour absorber leur peuple et leurs terres en évitant les conflits armés. Mais cette pratique n'a plus eu lieu depuis très longtemps car elle est assez "politiquement incorrecte" (lisez le livre pour avoir les détails !).
Cette décision va avoir des conséquences terribles. Duncan, décidé à rester fidèle à son lien de vassalité, va lui-même livrer le roi Sail à Maryanor, mais cette dernière va suivre son idée et réaliser le Grand Partage malgré tout. Ce que Duncan ne voit pas, c'est que la jeune Reine vit en réalité dans la peur, qu'elle est beaucoup plus solitaire et fragile qu'il n'y parait. Ce qu'elle va faire et subir au cour de la cérémonie et dans les mois qui vont la suivre sera lourd de conséquences...
Ceci n'est que le tout début du roman et je n'en dirai pas plus !

La superbe couverture est signée Luis Royo, elle est à tomber, n'est-ce pas ? Il y a des auteurs qui ont de la chance !

c'est sur http://www.plumes-sauvages.net/article-10354469-6.html#anchorComment (cliquez sur le titre...)

10 mai 2007

Les songes de Tulà : FINI !

J'ai mis le point final c'te nuit. Ouf ! délais et taille tenus... Quel marathon !

05 mai 2007

INTERVIEW : Phenix Mag 14


Phénix Mag n°14 est maintenant en ligne avec ma dernière interview en date.

Avec des entretiens de :
Lucie Chenu
Nicolas Cluzeau
Mélanie Fazi
Alexander Irvine
Serge Lehman
Philip Le Roy
Alexis Lorens
Emmanuelle Maïa
Claire Panier-Alix
Virginia Schilli
Erik Wietzel

téléchargeable sur :


http://www.phenixweb.net/Numero-14

04 mai 2007

APPEL D'AIR, suite...



Je vous engage à lire le très beau texte d'Hugo Bellagamba. Il conclut très bien les cauchemars et inquiétudes que nous avons exprimées dans les textes qui le précèdent... et à 2 jours du scrutin, avec l'ultime offensive des sondages dont on sait qu'ils sont en train de donner des consignes de vote aux indécis, ce texte est carrément visionnaire.

Claire, très mal à l'aise.

PS : la liste des auteurs qui ont signé l'appel est en train de se rallonger, car quelques uns se sont ralliés à nous depuis le début de la semaine. Voici la liste à jour aux dernières nouvelles

Appel signé par Joseph Altairac, Ayerdhal, Stéphane Beauverger, Ugo Bellagamba, Francis Berthelot, Georges Bornand, Jean-Daniel Brèque, Lucie Chenu, Fabrice Colin, Sylvie Denis, Alain Damasio, Catherine Dufour, Gilles Dumay, Jean-Claude Dunyach, Claude Ecken, Mélanie Fazi, Jean-Pierre Fontana, Denis Guiot, Thomas Hervet, Nathalie Labrousse-Marchau, Sylvie Lainé, Claude Leroux, Licorne, Lise N., Jean-Marc Ligny, Claude Marnier, Michel Pagel, Claire Panier-Alix, Olivier Paquet, Laurent Queyssi, André-François Ruaud, Simon Sanahujas, Roland C. Wagner, Vincent Wahl, Joëlle Wintrebert… et raturé par nos dissidents Serge Lehman et Patrick Eris

18- LE SUICIDE DE LA DEMOCRATIE
Ugo Bellagamba


Quand je suis entrée dans la pièce, tous les régimes étaient déjà là. Les
prières le disputaient aux sanglots ; les unes étaient-elles plus sincères que
les autres, il était trop tôt pour en juger. Toujours est-il que la plupart des
régimes m’ignorèrent comme ils l’avaient toujours fait. Leur mépris ne me
touchait plus depuis longtemps. Même le sourire narquois de cette salope
de ploutocratie me laissa de marbre. Ma tristesse que je n’avais l’intention
de prouver à quiconque, occultait tout.
C’est la monarchie qui vint à moi. Sa souffrance ne semblait pas feinte. Elle
me prit dans ses bras, je la laissai faire. Elle avait toujours été un peu
absolue dans ses émois. Je l’aimais bien pour cela.
« Il ne manquait que toi. Viens. »
M’ouvrant la voie entre la tyrannie et l’aristocratie qui, une fois encore, se
disputaient en toute indécence, elle m’amena jusqu’à la gisante, que l’on
avait drapée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Ainsi, figée dans ses valeurs tutélaires, elle semblait presque… parfaite.
« Qui aurait pu croire qu’elle en arriverait là ? » me dit, à voix basse, la
monarchie.
Moi.
J’ai toujours su que la démocratie finirait ainsi. Qu’elle se donnerait la mort.
Tous les autres régimes, eux, vivent et meurent, emportés les uns sur les
autres dans le grand cycle de la dégénérescence. Elle haïssait
l’Anacyclosis. Jamais elle n’aurait supporté cette fin lente, sans grâce. Nous
en avions parlé maintes fois.
« Comment s’est-elle… », demandai-je, sans pouvoir finir ma phrase.
La monarchie eut un frisson.
« Elle s’est servie de l’arme la plus puissante dont elle disposait. »
Je levai le regard au-dessus de la gisante : l’arme était là, encore
dégoûtante du sang qu’elle avait versé.
« Le suffrage universel… », murmurai-je.
- Direct, précisa la monarchie.
- En plein cœur ?
- Oui. Jusqu’à la garde.
- En seul tour de scrutin. ». Ma voix mourut.
Les monarchies censitaires et parlementaires qui s’étaient approchées pour
épier notre conversation, s’étreignirent avec force : « quelle histoire, quelle
folie ». D’un regard dur, la monarchie absolue les balaya plus loin.
« Qui prononcera l’hommage ? »
La monarchie ne me répondit pas, elle se contenta de pointer l’Autel du
doigt : avec force gestuelle affectée, le Principat rassemblait ses papiers,
préparait sa voix.
C’était plus que je ne pouvais en supporter. Je tournai le dos à la gisante
et, sous le poids des régimes interloqués, me dirigeai vers la porte. La
monarchie absolue ne tenta pas de me retenir. Elle avait compris, je
pense.
J’ai fui le cadavre de la Démocratie, dont je me sentais pourtant si proche.
Après tout, un régime si parfait qu’il ne convenait presque pas à des
hommes, un régime si empreint d’idéal, était-il si différent de moi ?
Une fois encore, j’étais seule, Utopie noyée d’ombres.