Programme (personnellement j'y serai du vendredi am au dimanche soir)
Ce programme est à titre indicatif, il est susceptible d’être modifié
PARIS - Lundi 19 mai
* 17h30 Fnac Saint-Lazare
RENCONTRE-SIGNATURE AVEC ROBIN HOBB
NANCY - Mercredi 21 mai
* 17h30 Forum de la Fnac
RENCONTRE AVEC ROBIN HOBB
ÉPINAL - Jeudi 22 mai
* 11h COUP D’ENVOI DES IMAGINALES 2008
avec Michel Borderie, Johan Heliot, Robin Hobb, Sean Russell, Tad Williams
* 14h Magic Mirror
Café littéraire 01
ÉCRIRE DU FANTASTIQUE
jeu sur la peur ou la lecture de soi ?
avec Francis Berthelot, Mélanie Fazi, Sire Cédric
* 15h Magic Mirror
Café littéraire 02
DE L’AÉROGRAPHE À LA PALETTE GRAPHIQUE...
dégradation du métier ou liberté accrue de l’artiste ?
avec Charline Bénard, Michel Borderie, Gilles Francescano, Pascal Yung
* 16h Magic Mirror
Café littéraire 03
ÉCRIRE POUR LES ADOLESCENTS...
quelles limites ?
avec Alain Grousset, Johan Heliot, Nathalie Le Gendre
* 17h Magic Mirror
Café littéraire 04
DISTRAIRE : UN « GROS MOT » ?
la fantasy, une lecture plaisir...
avec Pierre Bottero, Don Lorenjy, Jean-Philippe Jaworski, Sean Russell
* 17h Espace Cours
Table ronde
MADAME BOVARY, C’EST MOI !
se mettre à distance ou s’impliquer dans son œuvre ?
avec Francis Berthelot, Jeanne Cressanges, Sire Cédric, Marc Vassart
* 17h
Promenade Contée
MADAME-CLAIRE DESMETTE
Comment ? Commencements ?
* 18h Magic Mirror
Café littéraire 05
POUR PATRIE, L’ESPACE ?
hommage à Arthur C. Clarke
avec Ayerdhal, Philippe Curval, Jean-Claude Dunyach, Jean-Marc Ligny
* 18h Espace Cours
Conférence-débat
ÉCRIVAIN PROFESSIONNEL AUX ÉTATS-UNIS
la fantasy et son public
avec Tad Williams
* 19h Magic Mirror
Café littéraire 06
ÉCRIRE DE LA LITTÉRATURE HAUTE...
les auteurs d’imaginaire manquent-ils d’ambition ? avec Ange, Francis Berthelot, Élise Fischer, Robin Hobb
ÉPINAL - Vendredi 23 mai
* 10h Magic Mirror
Café littéraire 07
DIALOGUE : SEAN RUSSELL & TAD WILLIAMS
écrire de la fantasy aujourd’hui
* 10h Espace cours
Conférence-débat
CRÉATURES ET HÉROS
un japon légendaire...
avec Sylvain Jolivalt
* 11h Magic Mirror
Café littéraire 08
LA VIE DES UNS, LA VIE DES AUTRES
quand le roman nous entraîne ailleurs
avec Ayerdhal, Pierre Bottero, Jeanne Cressanges, Élise Fischer
* 11h Espace cours
Table ronde
NOURRITURES CÉLESTES, NOURRITURES TERRESTRES...
manger dans l’imaginaire
avec Philippe Curval, Alain Grousset, Claude Ecken
* 12h30 Déjeuners avec Pierre Bottero, Élise Fischer
* 14h Magic Mirror
Café littéraire 09
HISTOIRES ALTERNATIVES
et autres uchronies
avec Alain Grousset, Johan Heliot, Xavier Mauméjean, Jérôme Noirez
* 14h Espace cours
Table ronde
LES MILLE ET UNE FANTASY
variations sur un genre...
avec Érik l’Homme, Michel Robert, Pierre Pevel, Brice Tarvel
* 14h
COMPAGNIE DU LYSANDORE
Dulcinéa
* 15h Magic Mirror
Café littéraire 10
CA VOUS VIENT COMMENT, DES IDÉES PAREILLES ?
la « boîte à imaginaire » des écrivains...
avec David Calvo, Jean-Claude Dunyach, Mélanie Fazi, Nathalie Le Gendre
* 15h Espace cours
En collaboration avec la Médiathèque d’Épinal-Golbey
RENCONTRE-LECTURE AVEC ANGE
* 16h Magic Mirror
Café littéraire 11
HISTOIRE COLLECTIVE, HISTOIRES PRIVÉES
écrire du roman historique
avec Patrick Banon, Muriel Carminati, Pierre Pelot, Michel Subiela
* 16h Espace cours
REMISE DU PRIX IMAGINALES DES LYCÉENS
en présence du récipiendaire
* 17h
Promenade contée
MARIE-CLAIRE DESMETTE
voyage dans les mythes des dieux et des hommes
* 17h Magic Mirror
Café littéraire 12
DE BROCÉLIANDE EN AVALON...
fascination de la fantasy celtique
avec Lucien Chenu, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Robin Hobb, Élisabeth Vonarburg
* 18h Magic Mirror
Café littéraire 13
RÊVER LE FUTUR
cauchemar ou espérance ?
avec Claire et Robert Belmas, Jean-Marc Ligny (Prix Une Autre Terre 2007), Marc Vassart
* 18h Espace cours
Table ronde
LA NASA A CINQUANTE ANS !
que reste-t-il de nos rêves d’espace ?
avec Ayerdhal, Pierre Bordage, Jean-Pierre Luminet, Carina Rozenfeld
* 19h Magic Mirror
Café Littéraire 14
ENTRETIEN AVEC... SEAN RUSSELL
* 19h
BALADE CONTÉE...
avec Jean-Marie Bach
* 20h30 Planétarium Belle-Étoile
UNE HISTOIRE DU CIEL...
du XVIIème siècle à demain !
avec Jean-Pierre Luminet
ÉPINAL - Samedi 24 mai
* 9h Espace cours
Petit déjeuner avec AYERDHAL et HENRI LOEVENBRUCK
* 10h Magic Mirror
Café littéraire 15
LES ENFANTS DE TOLKIEN
entre influence et rupture...
avce Pierre Bottero, David Camus, Michel Robert, Sean Russell
* 10h Espace cours
SORCIERS, ÊTRES SURNATURELS, MORTS ET REVENANTS
croyances populaires, entre tradition et superstition
avec Marie-Charlotte Delmas
* 10h30
Conte musical GILGAMESH par la Compagnie du Capitaine
* 11h Magic Mirror
Café littéraire 16
COUP DE CŒUR DES IMAGINALES 2008
entretien avec Mélanie Fazi
* 11h Espace cours
Conférence débat
PUBLIER DE L’IMAGINAIRE EN FRANCE...
marketing ou passion de faire lire ?
avec Xavier Mauméjean, Hélène Ramdani, Mireille Rivalland
* 12h
Spectacle déambulation
SALOMÉ ET SON FAUNE
par la Compagnie du Lysandore
* 12h30
Deux déjeuners publics en ville
l’un avec ROBIN HOBB (en anglais)
l’autre avec JEAN-PIERRE LUMINET
* 14h Magic Mirror
Café littéraire 17
DES ELFES ET DES FÉES
avec les êtres du monde invisible
avec Nicolas Bouchard, Édouard Brasey, Jean-Louis Fetjaine, Tad Williams
* 14h Espace cours
Conférence débat
RACONTEUR D’HISTOIRES...
Créer pour partager !
avec Bernard Werber
* 15h Magic Mirror
Café littéraire 18
HISTOIRE RÉCENTE... (1914-1918, 1939-1945...)
histoires dangereuses !
avec Didier Daeninckx, Johan Heliot, Roger Martin, Martin Winckler
* 15h Espace cours
Table ronde
LA FANTASY : UNE NOUVELLE MYTHOLOGIE ?
les racines mythologiques du genre
avec Jean-Louis Fetjaine, Pierre Grimbert, André-François Ruaud, Élisabeth Vonarburg
* 15h
Spectacle
LA LÉGENDE DE BÉLÉGOST par la Compagnie Lysandore
* 16h Magic Mirror
Café littéraire 19
CES SÉRIES TÉLÉ QUI FASCINENT
un imaginaire cathodique
avec Hervé Nicolas, Pierre Pelot, Martin Winckler
* 16h Espace cours
Conférence-débat
LES CRÉATURES ARTIFICIELLES
entre science et imaginaire
avec Jean-Claude Heudin
* 16h30
Conte musical
LES AVENTURES DE MERLIN
par la Compagnie du Capitaine
* 17h Magic Mirror
Café littéraire 20
ENTRETIEN AVEC... ROBIN HOBB
une Américaine soucieuse d’universel
* 17h Espace cours
Conférence-débat
PRÉSERVER LES ESPECES ANIMALES...
un enjeu pour l’humanité ?
avec Marc Vassart
* 18h Magic Mirror
Café littéraire 21
AVANT LE MONDE CHRÉTIEN...
il y avait des hommes !
avec Patrick Banon, Muriel Carminati, Michel Pagel
* 18h Espace cours
Conférence-débat
LA DISCORDE CÉLESTE
ou comment se constitue une image de l’univers
avec Jean-Pierre Luminet
* 18h30 Auditorum de la Louvière
REMISE DES PRIX IMAGINALES 2008 / CONCERT DE L’ORCHESTRE D’HARMONIE D’EPINAL en présence de Michel Heinrich, député-maire, et du jury.
Le traditionnel concert de printemps associé à la remise des Prix : un voyage musical dans l’imaginaire ! Au programme : la Symphonie n°1 The Lord of the Rings (Gandalf), Johan de Meij. Harry Potter et la pierre philosophale, John Williams, The Bringer of war (Mars), Gustav Holst. Nostradamus, Otto Schwarz. Tom Sawyer Suite, Franco Cesarini.
Les Prix Claude-Seignolle et Une Autre Terre seront également décernés.
* 19h Magic Mirror
Café littéraire 22
LES ENFANTS DES TROIS MOUSQUETAIRES...
la fantasy historique
avec Jean-Philippe Jaworski, Laurent Kloetzer, Henri Lœvenbruck, Pierre Pevel
ÉPINAL - Dimanche 25 mai
* 10h Magic Mirror
Café littéraire 23
VAMPIRES
entre angoisse et fascination
avec Charlotte Bousquet, Guillaume Lebeau, Michel Pagel, Sire Cédric
* 10h Espace cours
Table ronde
LA LAMPE À HUILE, LA CHARETTE À BRAS ET LE PROGRES
l’avenir énergétique en question(s)
avec Robert Belmas, Jean-Claude Dunyach, Jean-Marc Ligny
* 11h Magic Mirror
Café littéraire 24
FAUT RIGOLER !
humour et imaginaire
avec Audrey Françaix, Hervé Nicolas, Roger Wadier, Tad Williams
* 11h Espace cours
Conférence-débat
PSYCHANALYSE ET CONTES DE FÉES
l’inconscient à l’œuvre
avec Christine Poisson-Lepoire
* 11h
Conte musical
L’ÉPOPÉE D’ULYSSE
par la Compagnie du Capitaine
* 12h30
Deux déjeuners publics en ville
avec DIDIER DAENINCKX et BERNARD WERBER
* 14h Magic Mirror
Café littéraire 25
SORCIERES !
deux ou trois choses que je sais d’elles...
avec Marie-Charlotte Delmas, Mélanie Fazi, Michel Pagel, Jacques Roehrig
* 14h Espace cours
Table ronde
ÉCRIRE DE LA SCIENCE-FICTION...
pour parler d’aujourd’hui !
avec Éric Boisset, Pierre Bordage, Catherine Dufour, Érik L’Homme, Bertrand Puard
* 15h Magic Mirror
Café littéraire 26
COMPLOTS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
entre actualité et imaginaire...
avec Didier Daeninckx, Olivier Delcroix, Henri Lœvenbruck, Jean-Marc Ligny
* 15h Espace cours
Table ronde
PARLER DU PASSÉ...
éclairer le présent !
avec Patrick Banon, Élise Fischer, Gilles Laporte, Michel Subiela
* 16h Magic Mirror
Café littéraire 27
PORTEURS D’ÉPÉES ET JETEURS DE SORTS
les archétypes de la fantasy
avec Ange, David Camus, Robin Hobb, Claire Panier-Alix
* 16h Espace cours
Conférence-débat
LE CONTE MODERNE...
âmes d’enfant, douleurs d’adulte...
avec Patricia Gaillard, Chantal Robillard, Alixe Schmitzberger
* 16h
Conte musical
CHRONIQUES DE MARS
par la Compagnie du Capitaine
* 17h Magic Mirror
Café littéraire 28
SUPER HÉROS ET VRAIS PAUMÉS
quand l’aventure part en vrille...
avec Gérald Bronner, Jérôme Camut, Didier Daeninckx, Pierre Pelot
* 17h Espace cours
Table ronde
FUTUR EN DÉRIVE
alerter ou jouer à faire peur
avec Don Lorenjy, Jacques Mondoloni, Élisabeth Vonarburg, Bernard Werber
* 18h Magic Mirror
Café Littéraire 29
L’IMAGINAIRE EN QUESTION(S)
vers la fusion de genres ?
avec Pierre Bordage, Johan Heliot, Xavier Mauméjean, Michel Pagel
STRASBOURG - Lundi 26 mai
* 17h30 Forum de la Fnac
RENCONTRE AVEC TAD WILLIAMS
30 avril 2008
23 avril 2008
Critique "les songes de Tulà"
Une première critique sur le site www.choisirunlivre.com
Sujet :
Le roi Topiltzin a décidé de renoncer aux sacrifices humains, ce qui n'est pas du goût des prêtres qui, voyant arriver le moment tant redouté du Katun (moment où les dieux basculent un monde dans le néant pour en bâtir un nouveau), exigent des morts. La conspiration enfle, les rivalités apparaissent au grand jour. Bien malgré elle, la princesse Itzil, à laquelle est attaché Nah, un Indien yaqui, sera entraînée dans ces terribles querelles.
Commentaire :
Dès les premières lignes, ce roman, écrit par une médiéviste spécialiste des symboles, entraîne le lecteur au Xème siècle, au sein d’une tribu maya : les Toltèques qui développèrent une brillante civilisation. L’intrigue est rondement menée : la quête qu’entreprend le narrateur – jeune héros à la fois réfléchi et téméraire - est parsemée de rebondissements et de doutes successifs : les dieux pouvant prendre possession des âmes ou des corps et se jouer des mortels. Les personnages sont bien campés : vils ou attachants, ils suscitent un intérêt certain. Le rythme narratif est alerte ; l’écriture simple. Ce livre jeunesse est bien adapté à une première approche du fantastique historique, même s’il demande parfois au lecteur des efforts pour se plonger dans cette civilisation lointaine aux coutumes très complexes, qui peuvent nous apparaître violentes. Un glossaire, en fin de recueil, apporte quelques informations utiles pour mieux cerner la période traitée.
299 pages - 13 x 20 cm - ISBN 13 : 9782740423868 - Avril 2008 - 9 €
ROMAN FANTASTIQUE
COP
Sujet :
Le roi Topiltzin a décidé de renoncer aux sacrifices humains, ce qui n'est pas du goût des prêtres qui, voyant arriver le moment tant redouté du Katun (moment où les dieux basculent un monde dans le néant pour en bâtir un nouveau), exigent des morts. La conspiration enfle, les rivalités apparaissent au grand jour. Bien malgré elle, la princesse Itzil, à laquelle est attaché Nah, un Indien yaqui, sera entraînée dans ces terribles querelles.
Commentaire :
Dès les premières lignes, ce roman, écrit par une médiéviste spécialiste des symboles, entraîne le lecteur au Xème siècle, au sein d’une tribu maya : les Toltèques qui développèrent une brillante civilisation. L’intrigue est rondement menée : la quête qu’entreprend le narrateur – jeune héros à la fois réfléchi et téméraire - est parsemée de rebondissements et de doutes successifs : les dieux pouvant prendre possession des âmes ou des corps et se jouer des mortels. Les personnages sont bien campés : vils ou attachants, ils suscitent un intérêt certain. Le rythme narratif est alerte ; l’écriture simple. Ce livre jeunesse est bien adapté à une première approche du fantastique historique, même s’il demande parfois au lecteur des efforts pour se plonger dans cette civilisation lointaine aux coutumes très complexes, qui peuvent nous apparaître violentes. Un glossaire, en fin de recueil, apporte quelques informations utiles pour mieux cerner la période traitée.
299 pages - 13 x 20 cm - ISBN 13 : 9782740423868 - Avril 2008 - 9 €
ROMAN FANTASTIQUE
COP
NEWS : INTERVIEW
Une interview sur "Les songes de Tulà" paraîtra dans la revue Khimera en juillet, et, dans sa version longue, sur le site de la revue.
10 avril 2008
PARUTION : JOUR J

Ayé ! le grand jour est arrivé, LES SONGES DE TULA sortent enfin...
C'est étrange de penser à cette aventure maya et à cette année, si "bousculante". Le roman sort, déjà des connaissances l'ont reçu en SP, et la responsable de com a reçu une demande d'interview. Mon Quetzalcoàtl bien aimé peut à présent prendre son essor, je le laisse aller bien volontiers, et je lui souhaite de séduire d'innombrables petiots. Oui, qu'ils l'aiment et le craignent comme je l'aime et comme l'a craint et aimé Nah, mon jeune héros, au point qu'ils aient envie de découvrir cette merveilleuse et fascinante culture maya. Qu'ils projettent de se rendre au Mexique, qu'ils n'attendent pas aussi longtemps que moi pour réaliser leurs rêves.
Vous savez quoi ? la vérité, c'est que dans ce roman, j'ai été bien ambitieuse. Plus qu'une aventure exotique, plus qu'un jeu tantôt poétique tantôt réaliste, j'ai essayé de trancher dans le vif. Montrer que les civilisations lointaines et disparues ne se limitent pas aux clichés ressassés qu'on diffuse sans arrêt, à tous vas, même si c'est bien fait. Montrer les choses de l'intérieur, par d'autres yeux et interprêtations que les nôtres. Je ne sais pas si j'y suis parvenue, et si j'ai réussi mon coup, si cela a la moindre chance d'être perçu ou apprécié. Mais cela n'est pas grave, pourvu que le roman fonctionne. Chacun y trouvera ce qu'il voudra, c'est toujours comme cela... Mais si on peut se dire en le refermant que les Mayas, c'est autre chose que le film (raté et mensonger) de Mel Gibson, Apocalypto, eh bien tant mieux.
Je suis allée au Mexique l'an dernier, je l'ai arpenté d'est en ouest. Alors que j'étais en plein dans l'écriture de "Tulà", j'en visitais les vestiges. Je mettais mes pas dans ceux de mes personnages, je touchais les pierres sur lesquelles Itzil et Nah s'étaient assis pour regarder les frondaisons de la forêt désormais disparue, les têtes de Kukulkan sculptées par le père de Nah pour le nouveau temple du serpent à plumes... Je me trouvais sous leur ciel et sous leur soleil. Et c'était un sentiment que je n'avais jamais expérimenté jusqu'alors. J'étais entourée de ruines, et de fantômes. Les vivants étaient dans mes pages. Je pouvais les voir, je voulais faire parler les pierres, aller au-delà des blablas du guide qui nous accompagnait en récitant sa leçon. Tout prenait un autre sens : ici, on avait vécu, et l'histoire allait bien au-delà de cérémonies sanguinolentes dont on ne sait pas grand chose et qu'on interprète sans doute de travers. Une civilisation était née et avait disparu ici, avec une vie quotidienne, une mystique, des légendes, des croyances, des histoires pour les enfants, des récits épiques, une littérature (merci à l'Eglise d'avoir brûlé tout cela !) et j'en passe.
Nous vivons dans un monde bien compartimenté : il y a la réalité, et la fiction. L'imaginaire, c'est joli, mais la vie c'est autre chose. Il y a l'Histoire avec un grand H, et les histoires pour enfants.
Là-bas, c'est différent, les dimensions restent intimement imbriquées, et cotoyer des dieux n'est pas de la fantasy. Tout ce qui a un rapport avec la vie et la mort a une part de divin et interragit avec notre monde, que ce soient les éléments (Quetzalcoàtl), les émotions (Tezcatlipoca), ou la nature (dieux du maïs, de la pluie, dieu jaguar...). Car rien n'existerait sans pluie ni soleil, tout appartient à une chaîne, et pour que celle-ci ne soit pas rompue, il faut que chacun donne de soi. Ainsi les dieux se sacrifient et les hommes se sacrifient. Chacun a son rôle à jouer, sa place. Et le plus puissant n'est pas celui qui sacrifie le moins.
Voilà ce que j'ai essayé de raconter dans ce roman.
02 avril 2008
Lecture du moment
Vendredi dernier, j'étais d'humeur tristounette. Les semaines sont longues, en ce moment, et mes attaques migraineuses n'arrangent rien. Au boulot, je suis comme beaucoup entourée de gros c... de bras cassés qui n'en fichent pas une à part se rengorger et prétendre le contraire, et côté famille, les soucis s'accumulent. Bref, prises de tête tous azimuts, nécessitant des mesures draconniennes.
A part les sorties avec les amis, et les voyages (mais monsieur mon banquier trouverait que j'abuse, un mois après l'Egypte...), je ne connais qu'une chose pour parer les petits désagréments de tout un chacun : le shopping.
Et moi, je suis trop vieille, trop gironde et trop fauchée pour courir les boutiques de sapes. En plus, elles sont moches, leurs fringues. Il y a mieux à faire, un vendredi pluvieux de mars : par exemple, aller traîner près de Gibert...
J'ai dégotté d'occase deux beaux livres que je reluquais depuis un moment, et qui ont un intérêt certain pour débrider ma conscience en sortant ma CB. C'est rien que de la documentation pour le travail ! (merci Joseph, l'argument est roi et je ne te remercierai jamais assez de me l'avoir passé façon relais).
Alors voilà, j'ai passé une bonne partie de la semaine à feuilleter ces deux bouquins consacrés à la mer, aux pirates, aux flibustiers, aux grands découvreurs :
Il me reste à acheter le 3e volet, consacré aux explorateurs.
Verdict : Une belle iconographie, une mise en page sobre, un très beau papier, et des textes qui se lisent comme un roman. Bon, le style est inégal, parfois un peu haché, parfois lyrique, mais le découpage est très prenant. C'est l'histoire racontée sous la forme de souvenirs, ceux de Louis XIV, ceux de Jeanne la Lionne, ceux de Barberousse, etc.. Et à chaque fois, l'occasion de raconter un siècle, au delà des civilisations. Plus que de simples biographies de pirates, c'est d'époques et de mentalités qu'il s'agit. On vit les choses de l'intérieur, on croit comprendre les mentalités et les choix de vie des uns et des autres, on découvre des cultures...
bref, c'est bien chouette.
il ne me reste plus qu'à aller voir le calmar géant ce weekend, et de cocooner en regardant une énième fois les mines du roi salomon (avec Stewart Granger), avant d'écrire le 5e chapitre de mon roman en cours.
tiens, à propos, la semaine prochaine, normalement, LES SONGES DE TULA seront en librairie...
20 mars 2008
Et une bouteille de rhum ! (séquence autocongratulation)
et hop !
je viens de boucler le 3e chapitre de mon nouveau roman,50 000 signes, voilà une affaire qui roule !
chi ben contente, moi, parce que le plus difficile c'est toujours de commencer. Une fois qu'on est dans le bain, y a plus qu'à faire la planche...
aaaaaaaaaaaaaah
c'est bien cool, tout ça. Je ne sais pas ce que ça donnera, mais au moins je m'amuse bien.
je viens de boucler le 3e chapitre de mon nouveau roman,50 000 signes, voilà une affaire qui roule !
chi ben contente, moi, parce que le plus difficile c'est toujours de commencer. Une fois qu'on est dans le bain, y a plus qu'à faire la planche...
aaaaaaaaaaaaaah
c'est bien cool, tout ça. Je ne sais pas ce que ça donnera, mais au moins je m'amuse bien.
16 mars 2008
09 mars 2008
NESTI AU SALON DU LIVRE : PROGRAMME
SALON DU LIVRE DE PARIS
STAND DES EDITIONS NESTIVEQNEN (U17)
vendredi 14 mars :
16h17h Mélanie Fazi, Claire Panier-ALix, Nicolas Cluzeau
(NB : je serai présente de 12h à 19h)
samedi 15 mars :
13h 14h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
14h 115h Didier Quesne
15h 16h Catherine Dufour, Luc Verdier
16h 17h François Darnaudet, Fabienne Leloup, Manou Chintesco
17h18h Claire Panier-Alix, Mélanie Fazi
(NB : Je serai présente de 9h30 à 19h)
Dimanche 16 mars
13h 14h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
14h 15h Claire Panier-Alix, Mélanie Fazi
15h 16h Catherine Dufour
16h 17h Fabienne Leloup, Manou Chintesco
(NB : Je serai présente de 9h30 à 19h)
Mardi 18 mars
19h-20h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
Mercredi 19 mars
15h 16h Nicolas Cluzeau
STAND DES EDITIONS NESTIVEQNEN (U17)
vendredi 14 mars :
16h17h Mélanie Fazi, Claire Panier-ALix, Nicolas Cluzeau
(NB : je serai présente de 12h à 19h)
samedi 15 mars :
13h 14h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
14h 115h Didier Quesne
15h 16h Catherine Dufour, Luc Verdier
16h 17h François Darnaudet, Fabienne Leloup, Manou Chintesco
17h18h Claire Panier-Alix, Mélanie Fazi
(NB : Je serai présente de 9h30 à 19h)
Dimanche 16 mars
13h 14h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
14h 15h Claire Panier-Alix, Mélanie Fazi
15h 16h Catherine Dufour
16h 17h Fabienne Leloup, Manou Chintesco
(NB : Je serai présente de 9h30 à 19h)
Mardi 18 mars
19h-20h Charlotte Bousquet, Nicolas Cluzeau
Mercredi 19 mars
15h 16h Nicolas Cluzeau
04 mars 2008
SALON DU LIVRE DE PARIS du 14 au 16 mars
Je serai sur le stand des éd. Nestiveqnen, stand U17
Vendredi 14 mars de 16h à 17h
Samedi 15 mars de 17h à 18h
Dimanche 16 mars de 14h à 15h
en attendant, j'ai mis à jour mon site, et notamment mis en ligne les albums de mes séjours au Mexique (à l'origine des "Songes de Tulà") et en Egypte, près de 2000 clichés : ICI
03 mars 2008
20 février 2008
Sur le départ...
vite vite vite, quelle file cette semaine ! encore 3 jours avant le départ... Mais déjà, je voyage, en relisant H. Ridder Haggard, "Elle qui-doit-être-obéie". J'ai hâte d'être sur le Nil, en train de siroter une spécialité locale en poursuivant ce cycle d'aventure et de fantastique magistral. On en connait surtout "les mines du roi Salomon" et "Elle et Allan Quaterman", mais je conseille vivement à tout le monde de se plonger dans les premiers volets, "Elle et la source de feu", "le retour d'Elle" et "la fille de la sagesse"...
19 février 2008
Autosatisfaction
Oh que cette semaine, ultime marathon avant les vacances et le soleil égyptien, commence bien !
il n'est que minuit quinze et après deux semaines de prises de tête et de tatônnements, je viens de boucler le premier chapitre de mon prochain roman. Bien sûr, c'est un premier jet, mais il est venu tout seul, fluide, évident, ce soir, signe que je suis sur la bonne voie. J'ai désormais mon accroche, ma tonalité, et mon narrateur.
à présent, vogue la caraque !
ou, comme dirait mon petit frère : c'est (re)parti mon kiki.
(moralité : rien ne vaut un chouette weekend avec des gens bien pour se remettre d'aplomb, et j'ai toujours tort de jouer les tortues quand ça ne va pas).
il n'est que minuit quinze et après deux semaines de prises de tête et de tatônnements, je viens de boucler le premier chapitre de mon prochain roman. Bien sûr, c'est un premier jet, mais il est venu tout seul, fluide, évident, ce soir, signe que je suis sur la bonne voie. J'ai désormais mon accroche, ma tonalité, et mon narrateur.
à présent, vogue la caraque !
ou, comme dirait mon petit frère : c'est (re)parti mon kiki.
(moralité : rien ne vaut un chouette weekend avec des gens bien pour se remettre d'aplomb, et j'ai toujours tort de jouer les tortues quand ça ne va pas).
17 février 2008
QUI VEUT LE PROGRAMME ?
Après un samedi très réussi au festival ZONE FRANCHE de Bagneux, qui s'est achevé par le concert des Naheulbeuk auquel j'avoue n'avoir rien compris (désolée Johnny, je t'aime beaucoup et j'écoute les sketches depuis des ans et des ans, mais là je devais être out, je suis restée complètement hermétique)...
Après un dimanche ressourçant à la salle Pleyel où se jouait du Malher et la 5è symphonie de Brüchner (ah ce dernier mouvement, ça claque !)...
je prépare ma valoche. Samedi prochain : pfttttt ! je m'envole pour Louxor et une remontée du Nil. A moi, Abu Simbel !
je reviendrai pour le salon du livre de Paris, sur le stand des éd. Nestiveqnen, en forme et pleine de nouveaux projets c'est certain : stand U17
Vendredi 14 mars de 16h à 17h
Samedi 15 mars de 17h à 18h
Dimanche 16 mars de 14h à 15h
Après un dimanche ressourçant à la salle Pleyel où se jouait du Malher et la 5è symphonie de Brüchner (ah ce dernier mouvement, ça claque !)...
je prépare ma valoche. Samedi prochain : pfttttt ! je m'envole pour Louxor et une remontée du Nil. A moi, Abu Simbel !
je reviendrai pour le salon du livre de Paris, sur le stand des éd. Nestiveqnen, en forme et pleine de nouveaux projets c'est certain : stand U17
Vendredi 14 mars de 16h à 17h
Samedi 15 mars de 17h à 18h
Dimanche 16 mars de 14h à 15h
11 février 2008
Dédicace 16 février : Festival ZONE FRANCHE à Bagneux
14h - 19h
plus d'infos ICI
SALLE DES FETES LEO FERRE
Parking gratuit
En voiture : à partir de la Porte d'Orléans, prendre l'avenue Aristide Briand (nationale 20), tourner à droite dans la rue des Meuniers puis 1ère à gauche rue Charles Michels RER B : arrêt Bagneux
Transports en commun :
RER B : arrêt Bagneux
188 (de la Porte d'Orléans) : arrêt Pasteur-Meuniers (jusqu'à 21h)
07 février 2008
Melville, suite...
Vraiment, quel texte ! (extrait)
Ses trois pirogues défoncées autour de lui, les avirons et les hommes pris dans les remous, un capitaine, arrachant à sa proue brisée le couteau à trancher la ligne, avait bondi vers la baleine, et dans un corps à corps digne de l’Arkansas sur son
adversaire, cherchait aveuglément à atteindre, avec une lame de six pouces, sa vie enfouie à une toise de profondeur. Achab fut ce capitaine. Et c’est alors que, glissant soudain sous lui la faucille de sa mâchoire, Moby Dick avait moissonné la jambe d’Achab, comme le faucheur une feuille d’herbe dans les champs. Aucun Turc enturbanné, aucun mercenaire vénitien ou malais, n’aurait pu le frapper avec une plus apparente malice.
On ne peut guère douter que ce fut à partir de cette rencontre, presque fatale, qu’Achab ait nourri envers la baleine une fureur vengeresse. Sa frénésie maladive s’accrût encore du fait qu’il l’identifiait non seulement à toutes ses douleurs physiques mais
encore à toutes ses révoltes de l’esprit. La Baleine blanche nageait devant lui, obsédante incarnation de ces puissances néfastes dont certaines natures profondes se sentent dévorées jusqu’à ce qu’elles ne leur laissent pour vivre qu’un demi-cœur et un demi-poumon. Devant ce mal spirituel originel auquel les chrétiens modernes reconnaissent la possession de la moitié des mondes et dont les anciens ophites avaient fait une idole à laquelle ils rendaient un culte... Achab ne s’inclinait pas comme eux pour l’adorer mais, dans son délire, l’esprit du mal prenait corps dans la Baleine blanche tant haïe et, infirme, il se mesurait à elle. Tout ce qui incline à la folie, tout ce qui torture, tout ce quiremue la vase, toute vérité entachée de venin, tout ce qui fissure les nerfs et encroûte le cerveau, toute intervention démoniaque subtile dans la vie et dans la pensée, tout le mal, pour le dément Achab, c’était l’être visible de Moby Dick à qui l’on pouvait livrer un tangible combat. Sur la bosse blanche de la baleine, il accumulait la révolte et la haine universelles éprouvées par l’humanité depuis Adam et il chargeait le mortier de sa poitrine du brûlant explosif de son cœur.
ET AVEC LE PARAGRAPHE SUIVANT, JE JUBILE, J'APPLAUDIS, JE DEFAILLE :
Il est peu probable que cette obsession ait brusquement germé en lui lors de son amputation ; à ce moment-là, se jetant sur le monstre, le couteau à la main, il avait seulement donné libre cours à une impulsion passionnée de haine charnelle et,
lorsqu’il fut déchiré, il ne ressentit vraisemblablement que l’agonie de cette lacération, mais rien de plus. Mais, lorsqu’il fallut, à cause de cela, prendre la route du retour et que, pendant de longs mois faits de longues semaines et de longs jours, Achab se trouva étendu, côte à côte, avec son angoisse dans un même hamac, lorsqu’il fallut doubler en plein hiver le cap hurlant et lugubre de Patagonie, ce fut alors que son corps en lambeaux et son âme poignardée se mirent à saigner l’un dans l’autre et cette osmose le rendit fou. Ce fut alors seulement, lors de ce voyage de retour, après ce combat, qu’il devint la proie de sa monomanie, et par moments sa folie devenait furieuse. Bien que mutilé, une telle force vitale couvait dans sa poitrine égyptienne qu’elle s’amplifiait de son délire et ses seconds durent le ligoter dans son hamac. La berceuse démente des tempêtes le balançait dans sa camisole de force.
ON SE SENT PETITS PETITS, PAS VRAI ?
Ses trois pirogues défoncées autour de lui, les avirons et les hommes pris dans les remous, un capitaine, arrachant à sa proue brisée le couteau à trancher la ligne, avait bondi vers la baleine, et dans un corps à corps digne de l’Arkansas sur son
adversaire, cherchait aveuglément à atteindre, avec une lame de six pouces, sa vie enfouie à une toise de profondeur. Achab fut ce capitaine. Et c’est alors que, glissant soudain sous lui la faucille de sa mâchoire, Moby Dick avait moissonné la jambe d’Achab, comme le faucheur une feuille d’herbe dans les champs. Aucun Turc enturbanné, aucun mercenaire vénitien ou malais, n’aurait pu le frapper avec une plus apparente malice.
On ne peut guère douter que ce fut à partir de cette rencontre, presque fatale, qu’Achab ait nourri envers la baleine une fureur vengeresse. Sa frénésie maladive s’accrût encore du fait qu’il l’identifiait non seulement à toutes ses douleurs physiques mais
encore à toutes ses révoltes de l’esprit. La Baleine blanche nageait devant lui, obsédante incarnation de ces puissances néfastes dont certaines natures profondes se sentent dévorées jusqu’à ce qu’elles ne leur laissent pour vivre qu’un demi-cœur et un demi-poumon. Devant ce mal spirituel originel auquel les chrétiens modernes reconnaissent la possession de la moitié des mondes et dont les anciens ophites avaient fait une idole à laquelle ils rendaient un culte... Achab ne s’inclinait pas comme eux pour l’adorer mais, dans son délire, l’esprit du mal prenait corps dans la Baleine blanche tant haïe et, infirme, il se mesurait à elle. Tout ce qui incline à la folie, tout ce qui torture, tout ce quiremue la vase, toute vérité entachée de venin, tout ce qui fissure les nerfs et encroûte le cerveau, toute intervention démoniaque subtile dans la vie et dans la pensée, tout le mal, pour le dément Achab, c’était l’être visible de Moby Dick à qui l’on pouvait livrer un tangible combat. Sur la bosse blanche de la baleine, il accumulait la révolte et la haine universelles éprouvées par l’humanité depuis Adam et il chargeait le mortier de sa poitrine du brûlant explosif de son cœur.
ET AVEC LE PARAGRAPHE SUIVANT, JE JUBILE, J'APPLAUDIS, JE DEFAILLE :
Il est peu probable que cette obsession ait brusquement germé en lui lors de son amputation ; à ce moment-là, se jetant sur le monstre, le couteau à la main, il avait seulement donné libre cours à une impulsion passionnée de haine charnelle et,
lorsqu’il fut déchiré, il ne ressentit vraisemblablement que l’agonie de cette lacération, mais rien de plus. Mais, lorsqu’il fallut, à cause de cela, prendre la route du retour et que, pendant de longs mois faits de longues semaines et de longs jours, Achab se trouva étendu, côte à côte, avec son angoisse dans un même hamac, lorsqu’il fallut doubler en plein hiver le cap hurlant et lugubre de Patagonie, ce fut alors que son corps en lambeaux et son âme poignardée se mirent à saigner l’un dans l’autre et cette osmose le rendit fou. Ce fut alors seulement, lors de ce voyage de retour, après ce combat, qu’il devint la proie de sa monomanie, et par moments sa folie devenait furieuse. Bien que mutilé, une telle force vitale couvait dans sa poitrine égyptienne qu’elle s’amplifiait de son délire et ses seconds durent le ligoter dans son hamac. La berceuse démente des tempêtes le balançait dans sa camisole de force.
ON SE SENT PETITS PETITS, PAS VRAI ?
Melville, suite...
Vraiment, quel texte : (extrait)
La Baleine blanche na-
geait devant lui, obsédante incarnation de ces puissances néfas-
tes dont certaines natures profondes se sentent dévorées jusqu’à
ce qu’elles ne leur laissent pour vivre qu’un demi-cœur et un
demi-poumon. Devant ce mal spirituel originel auquel les chré-
tiens modernes reconnaissent la possession de la moitié des
mondes et dont les anciens ophites avaient fait une idole à la-
quelle ils rendaient un culte... Achab ne s’inclinait pas comme
eux pour l’adorer mais, dans son délire, l’esprit du mal prenait
corps dans la Baleine blanche tant haïe et, infirme, il se mesu-
rait à elle. Tout ce qui incline à la folie, tout ce qui torture, tout
ce qui remue la vase, toute vérité entachée de venin, tout ce qui
fissure les nerfs et encroûte le cerveau, toute intervention dé-
moniaque subtile dans la vie et dans la pensée, tout le mal, pour
le dément Achab, c’était l’être visible de Moby Dick à qui l’on
pouvait livrer un tangible combat. Sur la bosse blanche de la
baleine, il accumulait la révolte et la haine universelles éprou-
vées par l’humanité depuis Adam et il chargeait le mortier de sa
poitrine du brûlant explosif de son cœur.
Ses trois pirogues défoncées autour de lui, les avirons et les
hommes pris dans les remous, un capitaine, arrachant à sa
proue brisée le couteau à trancher la ligne, avait bondi vers la
baleine, et dans un corps à corps digne de l’Arkansas sur son
adversaire, cherchait aveuglément à atteindre, avec une lame de
six pouces, sa vie enfouie à une toise de profondeur. Achab fut
ce capitaine. Et c’est alors que, glissant soudain sous lui la fau-
cille de sa mâchoire, Moby Dick avait moissonné la jambe
d’Achab, comme le faucheur une feuille d’herbe dans les
champs. Aucun Turc enturbanné, aucun mercenaire vénitien ou
malais, n’aurait pu le frapper avec une plus apparente malice.
On ne peut guère douter que ce fut à partir de cette rencontre,
presque fatale, qu’Achab ait nourri envers la baleine une fureur
vengeresse. Sa frénésie maladive s’accrût encore du fait qu’il
Il est peu probable que cette obsession ait brusquement
germé en lui lors de son amputation ; à ce moment-là, se jetant
sur le monstre, le couteau à la main, il avait seulement donné
libre cours à une impulsion passionnée de haine charnelle et,
lorsqu’il fut déchiré, il ne ressentit vraisemblablement que
l’agonie de cette lacération, mais rien de plus. Mais, lorsqu’il
fallut, à cause de cela, prendre la route du retour et que, pen-
dant de longs mois faits de longues semaines et de longs jours,
Achab se trouva étendu, côte à côte, avec son angoisse dans un
même hamac, lorsqu’il fallut doubler en plein hiver le cap hur-
lant et lugubre de Patagonie, ce fut alors que son corps en lam-
beaux et son âme poignardée se mirent à saigner l’un dans
l’autre et cette osmose le rendit fou. Ce fut alors seulement, lors
de ce voyage de retour, après ce combat, qu’il devint la proie de
sa monomanie, et par moments sa folie devenait furieuse. Bien que mutilé, une telle force vitale couvait dans sa poitrine égyp-
tienne qu’elle s’amplifiait de son délire et ses seconds durent le
ligoter dans son hamac. La berceuse démente des tempêtes le
balançait dans sa camisole de force.
La Baleine blanche na-
geait devant lui, obsédante incarnation de ces puissances néfas-
tes dont certaines natures profondes se sentent dévorées jusqu’à
ce qu’elles ne leur laissent pour vivre qu’un demi-cœur et un
demi-poumon. Devant ce mal spirituel originel auquel les chré-
tiens modernes reconnaissent la possession de la moitié des
mondes et dont les anciens ophites avaient fait une idole à la-
quelle ils rendaient un culte... Achab ne s’inclinait pas comme
eux pour l’adorer mais, dans son délire, l’esprit du mal prenait
corps dans la Baleine blanche tant haïe et, infirme, il se mesu-
rait à elle. Tout ce qui incline à la folie, tout ce qui torture, tout
ce qui remue la vase, toute vérité entachée de venin, tout ce qui
fissure les nerfs et encroûte le cerveau, toute intervention dé-
moniaque subtile dans la vie et dans la pensée, tout le mal, pour
le dément Achab, c’était l’être visible de Moby Dick à qui l’on
pouvait livrer un tangible combat. Sur la bosse blanche de la
baleine, il accumulait la révolte et la haine universelles éprou-
vées par l’humanité depuis Adam et il chargeait le mortier de sa
poitrine du brûlant explosif de son cœur.
Ses trois pirogues défoncées autour de lui, les avirons et les
hommes pris dans les remous, un capitaine, arrachant à sa
proue brisée le couteau à trancher la ligne, avait bondi vers la
baleine, et dans un corps à corps digne de l’Arkansas sur son
adversaire, cherchait aveuglément à atteindre, avec une lame de
six pouces, sa vie enfouie à une toise de profondeur. Achab fut
ce capitaine. Et c’est alors que, glissant soudain sous lui la fau-
cille de sa mâchoire, Moby Dick avait moissonné la jambe
d’Achab, comme le faucheur une feuille d’herbe dans les
champs. Aucun Turc enturbanné, aucun mercenaire vénitien ou
malais, n’aurait pu le frapper avec une plus apparente malice.
On ne peut guère douter que ce fut à partir de cette rencontre,
presque fatale, qu’Achab ait nourri envers la baleine une fureur
vengeresse. Sa frénésie maladive s’accrût encore du fait qu’il
Il est peu probable que cette obsession ait brusquement
germé en lui lors de son amputation ; à ce moment-là, se jetant
sur le monstre, le couteau à la main, il avait seulement donné
libre cours à une impulsion passionnée de haine charnelle et,
lorsqu’il fut déchiré, il ne ressentit vraisemblablement que
l’agonie de cette lacération, mais rien de plus. Mais, lorsqu’il
fallut, à cause de cela, prendre la route du retour et que, pen-
dant de longs mois faits de longues semaines et de longs jours,
Achab se trouva étendu, côte à côte, avec son angoisse dans un
même hamac, lorsqu’il fallut doubler en plein hiver le cap hur-
lant et lugubre de Patagonie, ce fut alors que son corps en lam-
beaux et son âme poignardée se mirent à saigner l’un dans
l’autre et cette osmose le rendit fou. Ce fut alors seulement, lors
de ce voyage de retour, après ce combat, qu’il devint la proie de
sa monomanie, et par moments sa folie devenait furieuse. Bien que mutilé, une telle force vitale couvait dans sa poitrine égyp-
tienne qu’elle s’amplifiait de son délire et ses seconds durent le
ligoter dans son hamac. La berceuse démente des tempêtes le
balançait dans sa camisole de force.
01 février 2008
Anniversaire

Il y a un an jour pour jour, mon père est parti sans prévenir.
On dit qu'avec le temps, tout passe.
Un an, jour après jour, à penser à lui, à entendre sa voix, à attendre des réponses aux questions que je lui ai posées. Des réponses qui ne viendront plus.
Le chagrin reste, j'ai beau savoir qu'il est mort je n'arrive pas à admettre le "à jamais".
Un an, et je ne suis toujours pas allée sur sa tombe, parce que je ne suis pas prête.
C'est dur d'entendre des "c'est dans l'ordre des choses", "on passe tous par là"...
J'ai le cafard. Il fait un temps de chien, ma couette m'appelle.
31 janvier 2008
Méditation
en attendant la sortie de Tulà, j'ai donc remis le nez dans Moby Dick dont j'ai dégotté une édition intégrale (celle que j'avais était révisée et coupée). Quel texte ! au fil des pages je me rends compte à quel point je suis handicapée par ces auteurs hors norme. Je pèche en aimant Meyrinck ou Melville, je sais, mais je me sens proche d'eux bien qu'hélas je me rende compte, de plus en plus, qu'on ne peut plus écrire comme cela. Moby Dick, par exemple, quel roman extraordinaire - je ne parle pas de l'histoire elle-même, on sait combien elle est forte - Sa structure a beau être chaotique, lourde, lyrique, "prêcheuse", encyclopédique, théâtrale, passant d'une longue narration à la première personne à des scènes qui ressemblent à des pièces de théâtre ou à une comédie musicale, des disgressions de l'auteur et des changements de points de vue surréalistes (voix intérieures), sans parler des moments où l'auteur met son narrateur de côté pour apostropher lui-même le lecteur... eh bien pour lourd qu'il puisse paraître il reste envoûtant, lancinant au bon sens du terme (= le lent, long et inexorable cheminement du capitaine Achab, et de son navire sur l'océan), avec des morceaux d'anthologie à toutes les pages. Je ne comprends pas le cheminement mental de l'auteur, et je pense qu'aujourd'hui le roman ne passerait aucun comité de lecture. D'ailleurs, je crois qu'il n'est plus lu, entré dans le cortège des titres connus de tous, décorant les bibliothèques mais que personne n'a lus.
Handicapée, disais-je, parce que j'ai toujours aimé ces textes, les préférant aux romans dits "efficaces" actuels qui me font bailler parce qu'ils manquent de substance et de sens (je vais dire ça comme ça). C'est vrai qu'ils se méritent un peu, mais Diable! Achab, Starbuck et les autres, on aurait pu en faire un roman plus court et plus vif, avec un phrasé moins ampoulé, moins emphatique, mais il ne serait plus qu'un roman d'aventure sur la chasse à la baleine avec une fin connue d'avance. Bien souvent, je le remarque, les histoires les plus fortes reposent sur autre chose que "l'histoire"... Je veux dire que si on résume cette dernière il semble ne pas se passer grand chose, voire cela n'a rien de passionnant. Mais la façon dont c'est raconté, la musique du texte, les interlignes...
Ce que je me demande en ce moment, c'est où réside la magie, le secret de ce type de roman mythique pour moi. A froid, au premier degré, il est évident que Melville en fait trop, qu'il s'écoute, et même qu'il se fiche complètement de perdre ses lecteurs en route. Et cependant, ça marche. Par exemple, il faut attendre pas moins de 150 pages pour qu'Achab apparaisse et qu'on aborde le coeur de l'histoire. Moby Dick ? p 267 pour être évoquée et que la chasse commence. Et cependant, je ne me suis pas ennuyée en lisant la trentaine de chapitres précédents (bon, j'ai sauté l'encyclopédie sur les cétacés, et la composition des baleiniers). Je ne trouve pas la réponse. Je sais que je n'écrirais pas les choses ainsi, estimant qu'une belle phrase de temps en temps suffit, sinon tout est noyé dans un brouhaha épouvantable. Néanmoins, je lis Melville à voix basse, murmurant comme un long poème en prose et il m'envoûte.
c'est grave docteur ?
Handicapée, disais-je, parce que j'ai toujours aimé ces textes, les préférant aux romans dits "efficaces" actuels qui me font bailler parce qu'ils manquent de substance et de sens (je vais dire ça comme ça). C'est vrai qu'ils se méritent un peu, mais Diable! Achab, Starbuck et les autres, on aurait pu en faire un roman plus court et plus vif, avec un phrasé moins ampoulé, moins emphatique, mais il ne serait plus qu'un roman d'aventure sur la chasse à la baleine avec une fin connue d'avance. Bien souvent, je le remarque, les histoires les plus fortes reposent sur autre chose que "l'histoire"... Je veux dire que si on résume cette dernière il semble ne pas se passer grand chose, voire cela n'a rien de passionnant. Mais la façon dont c'est raconté, la musique du texte, les interlignes...
Ce que je me demande en ce moment, c'est où réside la magie, le secret de ce type de roman mythique pour moi. A froid, au premier degré, il est évident que Melville en fait trop, qu'il s'écoute, et même qu'il se fiche complètement de perdre ses lecteurs en route. Et cependant, ça marche. Par exemple, il faut attendre pas moins de 150 pages pour qu'Achab apparaisse et qu'on aborde le coeur de l'histoire. Moby Dick ? p 267 pour être évoquée et que la chasse commence. Et cependant, je ne me suis pas ennuyée en lisant la trentaine de chapitres précédents (bon, j'ai sauté l'encyclopédie sur les cétacés, et la composition des baleiniers). Je ne trouve pas la réponse. Je sais que je n'écrirais pas les choses ainsi, estimant qu'une belle phrase de temps en temps suffit, sinon tout est noyé dans un brouhaha épouvantable. Néanmoins, je lis Melville à voix basse, murmurant comme un long poème en prose et il m'envoûte.
c'est grave docteur ?
29 janvier 2008
Citation du jour
"Comme le goéland sans patrie replie ses ailes au coucher du soleil et s'abandonne à la berceuse des flots, ainsi à la tombée du soir le Nantuckais, loin de toute terre, ferle ses voiles et s'étend cependant que sous son oreiller même défilent des troupes de morses et de baleine"
je le redis : il faut lire et relire et murmurer Moby Dick !
Melville, je t'aime depuis longtemps, tu m'as accompagnée en bien des circonstances, tu m'as procuré de l'enthousiasme, de la ferveur, tu m'as endeuillée, tu as nourri mes rages et sublimé certains élans que je ne peux décrire ici. Tu n'es pas le seul, parmi mes chéris, mais tiens, là, en ce moment, tu es mon préféré - Meyrinck me pardonnera, pour une fois.
je le redis : il faut lire et relire et murmurer Moby Dick !
Melville, je t'aime depuis longtemps, tu m'as accompagnée en bien des circonstances, tu m'as procuré de l'enthousiasme, de la ferveur, tu m'as endeuillée, tu as nourri mes rages et sublimé certains élans que je ne peux décrire ici. Tu n'es pas le seul, parmi mes chéris, mais tiens, là, en ce moment, tu es mon préféré - Meyrinck me pardonnera, pour une fois.
27 janvier 2008
Dédicaces 2 février : 7ème édition du Salon de l'imaginaire SF et Fantastique
La médiathèque de Nogent-Sur-Oise et la librairie La Tête Ailleurs seront heureux de vous accueillir le SAMEDI 02 FEVRIER 2008 à la médiathèque.
Médiathèque Maurice SCHUMANN
1, rue DIDEROT
60180 NOGENT SUR OISE
03.44.66.60.44
Accès Autoroute A1. Sortie n°8. SENLIS – CREIL. Suivre les panneaux routiers.
SNCF Horaires Ter – Samedi 2 février 2008. Départ Gare du Nord - CREIL
Gare du Nord (Départ)
8.04
8.19
8.43
9.07
9.13
CREIL (Arrivée)
8.29
8.51
9.34
9.43
9.38
Puis un train par heure environ (10H28, 11H28…)
Trajet également possible par le RER mais le trajet est plus long.
La Médiathèque se trouve à 800 mètres à gauche de la gare en sortant. Longer le parking SNCF (Rue Stephenson), puis traverser le pont (Rue du Pont Royal), la Médiathèque est le grand bâtiment blanc que vous apercevez dès le pont franchi (Rue Gambetta).
Médiathèque Maurice SCHUMANN
1, rue DIDEROT
60180 NOGENT SUR OISE
03.44.66.60.44
Accès Autoroute A1. Sortie n°8. SENLIS – CREIL. Suivre les panneaux routiers.
SNCF Horaires Ter – Samedi 2 février 2008. Départ Gare du Nord - CREIL
Gare du Nord (Départ)
8.04
8.19
8.43
9.07
9.13
CREIL (Arrivée)
8.29
8.51
9.34
9.43
9.38
Puis un train par heure environ (10H28, 11H28…)
Trajet également possible par le RER mais le trajet est plus long.
La Médiathèque se trouve à 800 mètres à gauche de la gare en sortant. Longer le parking SNCF (Rue Stephenson), puis traverser le pont (Rue du Pont Royal), la Médiathèque est le grand bâtiment blanc que vous apercevez dès le pont franchi (Rue Gambetta).
Je m'interroge...
... sur mon aptitude à suivre le rythme.
L'autre jour je déclarais forfait devant l'engouement pour MySpace et autre Facebook : pas pour moi,trop handicapée côté progrès pour en comprendre le simple intérêt :-)
Ce dimanche, après avoir relu Melville en écoutant mon cher Brüchner, j'ai fait le tour de ma boîte mail - jusque là tout va bien - et des quelques forums SFFF sur lesquels je soumarine régulièrement. Argh ! le constat n'est pas nouveau, mais sans doute en raison de la violence du contraste entre ma journée à chasser la belle blanche et ces pages de fiel virtuel, j'en ressors sonnée. Ca m'apprendra...
Vraiment, il y a dans le milieu SFFF (sans doute ailleurs aussi mais restons dans ce que l'on connaît, pas vrai ?) des personnages extraordinaires. Il doit s'agir de mutants, capables de surfer 24h/24 7J/7, d'utiliser les forums commes des chattrooms, de déballer avec virulence ou talent (parfois les 2, mais là seule la rareté fait la qualité) leur opinion bien assise. Ca cause, ça insulte, ça déblatère, ça prend un ton docte et méprisant, ou au contraire ça donne des infos pertinentes et passionnantes. Du tac au tac.
Des mutants, j'vous dis !
Mais où trouvent-ils le temps d'avoir une vie sociale, ces gens-là ? Une vie affective ? Mais quand lisent-ils les textes qu'ils descendent avec tant de verve ? quand les écrivent-ils (mais bon, vu mon rendement, de toute façon je suis out) ?
La main sur le coeur je me prosterne, admirative.
L'autre jour je déclarais forfait devant l'engouement pour MySpace et autre Facebook : pas pour moi,trop handicapée côté progrès pour en comprendre le simple intérêt :-)
Ce dimanche, après avoir relu Melville en écoutant mon cher Brüchner, j'ai fait le tour de ma boîte mail - jusque là tout va bien - et des quelques forums SFFF sur lesquels je soumarine régulièrement. Argh ! le constat n'est pas nouveau, mais sans doute en raison de la violence du contraste entre ma journée à chasser la belle blanche et ces pages de fiel virtuel, j'en ressors sonnée. Ca m'apprendra...
Vraiment, il y a dans le milieu SFFF (sans doute ailleurs aussi mais restons dans ce que l'on connaît, pas vrai ?) des personnages extraordinaires. Il doit s'agir de mutants, capables de surfer 24h/24 7J/7, d'utiliser les forums commes des chattrooms, de déballer avec virulence ou talent (parfois les 2, mais là seule la rareté fait la qualité) leur opinion bien assise. Ca cause, ça insulte, ça déblatère, ça prend un ton docte et méprisant, ou au contraire ça donne des infos pertinentes et passionnantes. Du tac au tac.
Des mutants, j'vous dis !
Mais où trouvent-ils le temps d'avoir une vie sociale, ces gens-là ? Une vie affective ? Mais quand lisent-ils les textes qu'ils descendent avec tant de verve ? quand les écrivent-ils (mais bon, vu mon rendement, de toute façon je suis out) ?
La main sur le coeur je me prosterne, admirative.
24 janvier 2008
NEWS : TOLKIEN & ALAN LEE
Christian Bourgois Editeur fera venir Alan Lee en France à l'occasion de la sortie des Enfants de Hurin, le 21 février.
Alan Lee pourrait revenir en mars, pour le Salon du Livre de Paris. (info : Vincent Ferré)
Alan Lee pourrait revenir en mars, pour le Salon du Livre de Paris. (info : Vincent Ferré)
17 janvier 2008
GROS SUR LA PATATE
Nous ne discutons pas la famille. Quand la famille se défait, la maison tombe en ruine.
[Antonio de Oliveira Salazar]
Extrait de "Principes D'action"
Dans une famille on a beau avoir vécu les mêmes choses, on n'a pas les mêmes souvenirs.
[Marie Darrieussecq]
Extrait d'une interview dans L'Humanité - 13 Septembre 2001
Quelle chose étrange qu'une famille ! Une réunion fortuite de gens étrangers, une association absurde.
[Alberto Savinio]
Extrait de "Toute la vie"
[Antonio de Oliveira Salazar]
Extrait de "Principes D'action"
Dans une famille on a beau avoir vécu les mêmes choses, on n'a pas les mêmes souvenirs.
[Marie Darrieussecq]
Extrait d'une interview dans L'Humanité - 13 Septembre 2001
Quelle chose étrange qu'une famille ! Une réunion fortuite de gens étrangers, une association absurde.
[Alberto Savinio]
Extrait de "Toute la vie"
16 janvier 2008
NOIR DUO, Sylvie Miller/Philippe Ward (éd. Rivière Blanche)
je viens de relire les 2 premières nouvelles du recueil, qui sont pour moi les plus belles. On a déjà évoqué LE MUR, dont on ne peut rien dire à cause de ceusses qui ne l'ont pas lue, mais j'avoue que "le choix réfléchi", "l'ombre" et "ventres d'airain"....
mais bon, à part dire que j'apprécie, outre vos univers, cette plume directe, claire, ces phrases courtes qui coulent toutes seule, ces enchaînements subtils et souvent acérés, "enveloppants", aussi, comment parler de ce recueil en détail, sans dévoiler les chutes, les abîmes, les interlignes, les au-delà des nouvelles a évoquer ?
alors bon. Chacun son truc. Chacun sa façon de se laisser prendre. Moi je l'ai lu dans l'ordre, méthodiquement, et maintenant je repasse par les sentiers qui m'appellent. Il y a dans ce genre, le fantastique (bon, ok, pas que, mais c'est cette facette qui m'intéresse), quelque chose qui ne se dit pas. ça fauche, ça envoûte, c'est un lieu commun, mais c'est avant tout une affaire de style. Et du style, ce noir duo en a. La nouvelle est déjà un art périlleux et difficile, mais le genre choisi, oulala... Il ne suffit pas d 'avoir de bonnes idées, de suivre un plan rigoureux qui s'articule bien, il faut pouvoir le desservir par une patte.
Ici, on l'a. Concoctions doucereuses, discrètes, presque menteuses, qui vous ensorcellent sans en avoir l'air et vous dessert (!) du cruel, de la souffrance, du mystère, du torride, et on a beau s'y attendre (genre annoncé) on se laisse prendre. De façon générale, aussi, il y a toujours quelque chose de doux. Et non, en disant cela je ne crois pas me contredire. Quelque chose de doux et de tendre.
voilà
je ne sais pas comment parler de Noir Duo. je le relis déjà, gourmande et "nostalgique" des sensations/sentiments éveillés lors des premières lectures de certains textes. Une antho qui va rejoindre toutes mes madeleines de papier.
Merci Sylvie et Philippe.
Claire
4e de couv : Une folle préface. Un mur aux pouvoirs étranges. Un monde souterrain peuplé de chats sacrés. Une mission en perdition sur Mars. Un guitariste maudit. Un détective au service des dieux… Entre angoisse, humour, suspense et merveilleux, voici seize nouvelles à la croisée des mauvais genres, seize textes à faire flamber les pupilles, seize excursions en territoires inconnus signées par un duo d'enfer, le NOIR DUO !
NOIR DUO
Sylvie Miller & Philippe Ward
2040. éd. Rivière Blanche
ISBN-10: 1-934543-15-2
ISBN-13: 978-1-934543-15-3
296 pages
14 janvier 2008
JE SUIS NULLE MAIS J'ASSUME
Je pige que dalle à Facebook. Je ne comprends même pas l'intérêt. Des tas de gens vous informent qu'ils vous ajoutent à leur liste d'amis, et vos amis vous envoient des invitations pour boire une bière virtuelle, vous embrasser virtuel, vous offrent des cadeaux virtuels...
On écrit sur des murs, sur des supermurs. On est invités à envoyer des grafitis à ses amis.
et côté messages, c'est clair comme du jus de boudin : cette semaine encore, je clique sur "répondre" sur le mur d'un ami, Pierre Gévart pour ne pas le citer, et c'est un autre de mes contacts qui a reçu le message, sur son mur à elle.
bon, est-ce Facebook qui me gave (MySpace j'ai aussi essayé, c'est guère mieux). En fait, qu'est-ce qu'il y a de mieux que le mail, le téléphone, msn, les sites, les forums,les blogs, et un rdv dans un pub pour communiquer ? A-t-on réellement besoin de rejoindre des communautés, de se faire des "amis" au hasard des connections ? quelle profondeur dans les relations, diluées et illusoires, je trouve !
J'ai fait des études d'histoire, j'écris de la fantasy et du fantastique, j'aime la peinture flamande, je préfère écouter mes classiques aux standards de la Starac mais j'aime qu'on me fasse découvrir et aimer des choses. Généralement, c'est une chaîne. Un inconnu me propose de découvrir quelque chose ? je ne rebondirai sans doute pas, par manque de temps et de curiosité. Un proche, quelqu'un que j'aime et que j'estime me dit : "tiens, ça, tu devrais le lire, tu devrais l'écouter"... c'est autre chose...
Et puis je suis rétrograde. C'est comme ça. Toujours à revers, toujours à rebours, toujours tournée vers ailleurs-avant. Je suis née en 69, rien que ça c'est un signe.
je suis trop nulle avec ces avancées technologiques sensées nous rapprocher, constituer une immense communauté, virtuelle. Mais je ne fais guère d'efforts, c'est vrai. Le virtuel, moi...
Tiens, samedi, je fais une bouffe avec des amis. Il y aura du vrai vin dans de vrais verres, et de vraies discussions. Et on sera heureux, pour quelques heures, pour de vrai, parce qu'on sera ensemble et qu'on le défera et qu'on le refera ce monde. Ce sera notre virtuel à nous, parler bouquins, barjotteries, ragots, etc..
c'est grave, docteur ?
On écrit sur des murs, sur des supermurs. On est invités à envoyer des grafitis à ses amis.
et côté messages, c'est clair comme du jus de boudin : cette semaine encore, je clique sur "répondre" sur le mur d'un ami, Pierre Gévart pour ne pas le citer, et c'est un autre de mes contacts qui a reçu le message, sur son mur à elle.
bon, est-ce Facebook qui me gave (MySpace j'ai aussi essayé, c'est guère mieux). En fait, qu'est-ce qu'il y a de mieux que le mail, le téléphone, msn, les sites, les forums,les blogs, et un rdv dans un pub pour communiquer ? A-t-on réellement besoin de rejoindre des communautés, de se faire des "amis" au hasard des connections ? quelle profondeur dans les relations, diluées et illusoires, je trouve !
J'ai fait des études d'histoire, j'écris de la fantasy et du fantastique, j'aime la peinture flamande, je préfère écouter mes classiques aux standards de la Starac mais j'aime qu'on me fasse découvrir et aimer des choses. Généralement, c'est une chaîne. Un inconnu me propose de découvrir quelque chose ? je ne rebondirai sans doute pas, par manque de temps et de curiosité. Un proche, quelqu'un que j'aime et que j'estime me dit : "tiens, ça, tu devrais le lire, tu devrais l'écouter"... c'est autre chose...
Et puis je suis rétrograde. C'est comme ça. Toujours à revers, toujours à rebours, toujours tournée vers ailleurs-avant. Je suis née en 69, rien que ça c'est un signe.
je suis trop nulle avec ces avancées technologiques sensées nous rapprocher, constituer une immense communauté, virtuelle. Mais je ne fais guère d'efforts, c'est vrai. Le virtuel, moi...
Tiens, samedi, je fais une bouffe avec des amis. Il y aura du vrai vin dans de vrais verres, et de vraies discussions. Et on sera heureux, pour quelques heures, pour de vrai, parce qu'on sera ensemble et qu'on le défera et qu'on le refera ce monde. Ce sera notre virtuel à nous, parler bouquins, barjotteries, ragots, etc..
c'est grave, docteur ?
13 janvier 2008
POINT
Les temps sont rudes, mais productifs. En ce moment, j'ai tellement de boulot à mon travail que je ne rentre à la maison que le vendredi. On pourrait croire que cela nuit à ma productivité, eh bé que nenni. Autant je ne fais rien pendant les vacances et les weekends, autant mes nuits sont bavardes, comme si elles voulaient contrebalancer mes journées de 15h, plutôt bien remplies ces derniers mois.
J'ai bouclé le scénario de ce que je pense être mon prochain roman et l'ai confié à qui de droit. Suspense suspense. J'approche de la délivrance côté mayas, au bon sens du terme, et j'ai hâte de l'avoir entre les mains et de voir comment il sera reçu. Je commence aussi très sérieusement à mettre en place mes idées pour un roman l'an prochain. Tout cela fait du bien, ça me requinque de retrouver mon rythme d'autrefois. L'idéal serait de parvenir à utiliser cette belle énergie pour boucler Sang d'Irah 2, mais vraiment c'est au-dessus de mes forces pour le moment. Néanmoins, il me semble que mes récentes expériences m'ont permi d'acquérir de nouvelles méthodes de travail, lesquelles, appliquées à froid au manuscrit déjà quasi bouclé, pourraient venir à bout de la chose et m'aider à débarrasser le mastodonte de tout le pathos qui l'accable...
J'ai vu l'adaptation de la nouvelle de Stephen King aujourd'hui, "La chambre 1408", avec John Cuszac. Au passage, belle performance d'acteur en huis clos et en solitaire, mais si pendant le visionnage c'était "intéressant", en en ressortant j'ai un sentiment d'insatisfaction. C'est léger, mais c'est comme si on était lésé sur la marchandise, comme si on n'était pas allé aussi loin qu'on aurait dû. Pas de véritable angoisse, pas de véritable frayeur, et une fin à la mord-moi trop rapide. Dommage...
dans un peu plus d'un mois je m'envolerai pour le sud de l'Egypte, l'excitation commence à monter.
J'ai bouclé le scénario de ce que je pense être mon prochain roman et l'ai confié à qui de droit. Suspense suspense. J'approche de la délivrance côté mayas, au bon sens du terme, et j'ai hâte de l'avoir entre les mains et de voir comment il sera reçu. Je commence aussi très sérieusement à mettre en place mes idées pour un roman l'an prochain. Tout cela fait du bien, ça me requinque de retrouver mon rythme d'autrefois. L'idéal serait de parvenir à utiliser cette belle énergie pour boucler Sang d'Irah 2, mais vraiment c'est au-dessus de mes forces pour le moment. Néanmoins, il me semble que mes récentes expériences m'ont permi d'acquérir de nouvelles méthodes de travail, lesquelles, appliquées à froid au manuscrit déjà quasi bouclé, pourraient venir à bout de la chose et m'aider à débarrasser le mastodonte de tout le pathos qui l'accable...
J'ai vu l'adaptation de la nouvelle de Stephen King aujourd'hui, "La chambre 1408", avec John Cuszac. Au passage, belle performance d'acteur en huis clos et en solitaire, mais si pendant le visionnage c'était "intéressant", en en ressortant j'ai un sentiment d'insatisfaction. C'est léger, mais c'est comme si on était lésé sur la marchandise, comme si on n'était pas allé aussi loin qu'on aurait dû. Pas de véritable angoisse, pas de véritable frayeur, et une fin à la mord-moi trop rapide. Dommage...
dans un peu plus d'un mois je m'envolerai pour le sud de l'Egypte, l'excitation commence à monter.
07 janvier 2008
JE SUIS UNE LEGENDE
J'ai également vu "Je suis une légende", avec Will Smith. En bonne fan, je connaissais la version de 1964 (j'espère ne pas me tromper sur la date) avec mon cher Vincent Price (The Last Man on Earth/L'Ultimo uomo della terra, de Sidney Salkow et Ubaldo Ragona). Je ne garde aucun souvenir de la version avec Charlton Heston. Le roman, je l'ai lu il y a des années, je ne peux pas dire que je me souviens des détails, seulement que j'avais beaucoup aimé.
Alors, cette adaptation 2007, qu'en dire ?
Ma foi, une assez bonne surprise. Je m'attendais à pire (j'ai vu la Guerre des Mondes, sauvé par les fabuleux tripodes) et Smith s'en tire assez bien. Sans ses clowneries de I ROBOT par exemple. Grosso modo, les scénaristes ont "adapté" l'histoire, mais ne l'ont pas déflorée.
sauf que...
argh !
quel gâchis, cette fin ! une fois de plus, on voit qu'ils n'ont rien compris (et/ou se foutent royalement) du sujet traité par l'auteur !
"je suis une légende" ne veut pas dire "je suis l'homme qui a sauvé l'Humanité", messieurs les amerloques ! mais "je suis le dernier homme, c'est moi la créature, la bête, le monstre, la curiosité. Je suis une légende pour la nouvelle "humanité" qui m'entoure."
Alors, cette adaptation 2007, qu'en dire ?
Ma foi, une assez bonne surprise. Je m'attendais à pire (j'ai vu la Guerre des Mondes, sauvé par les fabuleux tripodes) et Smith s'en tire assez bien. Sans ses clowneries de I ROBOT par exemple. Grosso modo, les scénaristes ont "adapté" l'histoire, mais ne l'ont pas déflorée.
sauf que...
argh !
quel gâchis, cette fin ! une fois de plus, on voit qu'ils n'ont rien compris (et/ou se foutent royalement) du sujet traité par l'auteur !
"je suis une légende" ne veut pas dire "je suis l'homme qui a sauvé l'Humanité", messieurs les amerloques ! mais "je suis le dernier homme, c'est moi la créature, la bête, le monstre, la curiosité. Je suis une légende pour la nouvelle "humanité" qui m'entoure."
LA MÔME
J'ai regardé ce DVD hier soir, et je suis assez soufflée. Je n'avais pas été voir le film à sa sortie, pour toutes sortes de raisons faisant que je ne vais pratiquement jamais en salle, mais aussi parce que j'aime beaucoup Piaf.
Bref
Evidemment, j'ai sorti les kleenex, ça fonctionne à merveille et c'est admirablement joué. Passons, la presse s'est largement étendue sur le sujet et je n'ai rien à redire sur la prestation époustouflante et très émouvante/gouailleuse de Marion Cotillard (et consorts). Mais c'est la construction même du film qui m'a plu, cette mise en abimes, à rebours, des souvenirs, dans un ordre non chronologique - ainsi va la mémoire -... ainsi, de point d'orgue en point d'orgue, nous avançons, nous tricotons la vie de cette madame, pour terminer sur cette vision pathétique mais émouvante, de sa déchéance et de sa mort sur l'air du "rien de rien je ne regrette rien" qui prend alors un tout autre sens (car si, si, des regrets, des chagrins, des deuils, des abandons, quand on meurt après une vie pareille, on en a des regrets. on s'est battu toute sa vie, on aurait pu faire davantage que de se battre pour soi seule, par exemple). J'ai écris "déchéance", mais ce n'est pas le terme. En fait, en explorant ce parcours qui démarre mal, se poursuit mal et se termine mal, cette tragédie sans nom, j'ai même le sentiment qu'il s'agit plutôt d'usure. Déchue de quoi, après tout ?
la construction du film, le(s) jeu(x) de Cotillard et ses images réalistes à souhait font de ce film un chef-d'oeuvre.
voilà, ça faisait longtemps que je n'avais pas été impressionnée par un film, surtout d'un bout à l'autre, j'avais envie d'en parler. Je vais laisser passer quelques jours avant de me le repasser. Ce genre de film a souvent plusieurs lectures...
Bref
Evidemment, j'ai sorti les kleenex, ça fonctionne à merveille et c'est admirablement joué. Passons, la presse s'est largement étendue sur le sujet et je n'ai rien à redire sur la prestation époustouflante et très émouvante/gouailleuse de Marion Cotillard (et consorts). Mais c'est la construction même du film qui m'a plu, cette mise en abimes, à rebours, des souvenirs, dans un ordre non chronologique - ainsi va la mémoire -... ainsi, de point d'orgue en point d'orgue, nous avançons, nous tricotons la vie de cette madame, pour terminer sur cette vision pathétique mais émouvante, de sa déchéance et de sa mort sur l'air du "rien de rien je ne regrette rien" qui prend alors un tout autre sens (car si, si, des regrets, des chagrins, des deuils, des abandons, quand on meurt après une vie pareille, on en a des regrets. on s'est battu toute sa vie, on aurait pu faire davantage que de se battre pour soi seule, par exemple). J'ai écris "déchéance", mais ce n'est pas le terme. En fait, en explorant ce parcours qui démarre mal, se poursuit mal et se termine mal, cette tragédie sans nom, j'ai même le sentiment qu'il s'agit plutôt d'usure. Déchue de quoi, après tout ?
la construction du film, le(s) jeu(x) de Cotillard et ses images réalistes à souhait font de ce film un chef-d'oeuvre.
voilà, ça faisait longtemps que je n'avais pas été impressionnée par un film, surtout d'un bout à l'autre, j'avais envie d'en parler. Je vais laisser passer quelques jours avant de me le repasser. Ce genre de film a souvent plusieurs lectures...
02 janvier 2008
Teotihuacan depuis la pyramide del Sol
dite "pyramide de Tezcatlipoca" dans mon roman. Dessous se trouve la porte sur l'En-Bas, le cenote. Un réseau de souterrains la relie au palais.
31 décembre 2007
24 décembre 2007
ET LA TRADITION DIT...
JOYEUX NOEL !
tout l'intérêt que je vois à cette Saint-Silvestre cette année, c'est qu'elle commence à sonner le glas de 2007.
néanmoins, je souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à ceux que j'aime. Amusez-vous, festoyez, oubliez vos chagrins et vos soucis pendant quelques heures, le temps de prendre des forces pour faire face à 2008.
car tout le monde le sait...
le meilleur reste toujours à venir.
tout l'intérêt que je vois à cette Saint-Silvestre cette année, c'est qu'elle commence à sonner le glas de 2007.
néanmoins, je souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à ceux que j'aime. Amusez-vous, festoyez, oubliez vos chagrins et vos soucis pendant quelques heures, le temps de prendre des forces pour faire face à 2008.
car tout le monde le sait...
le meilleur reste toujours à venir.
05 décembre 2007
NOIR DUO
oyez oyez ! il faut acheter NOIR DUO ! tout le gotha de l'imaginaire l'a déjà (en rêve ! j'ai essayé de soudoyer l'éditeur le weekend dernier, il a été intraitable), et le menu fretin dont je suis attend avec impatience sa sortie officielle samedi pochain, au festival de Sèvres.
vous pouvez l'acheter pour ses 113 préfaces (dont la mienne), mais vous pouvez aussi avoir envie de surfer sur l'éclatante, l'effrayante, la sublime prose du duo formé par Philippe Ward et Sylvie Miller.
ce sont des amis, ce sont des perles, ce sont des dieux.
Une folle préface. Un mur aux pouvoirs étranges. Un monde souterrain peuplé de chats sacrés. Une mission en perdition sur Mars. Un guitariste maudit. Un détective au service des dieux… Entre angoisse, humour, suspense et merveilleux, voici seize nouvelles à la croisée des mauvais genres, seize textes à faire flamber les pupilles, seize excursions en territoires inconnus signées par un duo d'enfer, le NOIR DUO !
Liste des préfaciers :
Jean-Pierre Andrevon - Jean-Michel Archaimbault - Roselyne Bailly - Elia Barcelo - Jacques Baudou - Thomas Bauduret - Matthieu Baumier - Ugo Bellagamba - Francis Berthelot - Alain Blondelon - Eric Boissau - Pierre Bordage - Michel Borderie - Bruno B. Bordier - Jean-Daniel Brèque - Jean-Michel Calvez - David Calvo - Jérôme Camut - Michelle Charrier - Lucie Chenu - Nicolas Cluzeau - Fabrice Colin - Daniel Conrad - Christophe Coquelet - Alain Damasio - François Darnaudet - Nathalie Dau - Lionel Davoust - Thomas Day - Xavier Dollo - Benoit Domis - Alain Douilly - Serguei Dounovetz - Christophe Duchet, alias Sneed - Catherine Dufour - Allan Dujiperou - Patrick Dumas - Jean-Claude Dunyach - Pierre-Paul Durastanti - Claude Ecken - Erwelyn et Theyrani - Michael Espinosa - Eunous, esclave correcteur - Pierre-Alain Faramaz - Mélanie Fazi - Jean-Pierre Fontana - Olivier Gainon - Gilbert Gallerne - Olivier Girard - Patrick Gyger - Johan Heliot - Eric Henriet - PJ Hérault - Philippe Heurtel - Eric Holstein - Mickaël Ivorra - Hervé Jubert - Jess Kaan - Denis Labbé - Pierre-Luc Lafrance - Sylvie Lainé - Piet Legay - Serge Lehman - Philippe Lemaire - Jean-Marc Ligny - Jean-Marc Lofficier - Alain Le Bussy - Marc Madouraud - Bernard Majour, dit l’Amibe - Stéphane Manfredo - Patrick Marcel - Philippe Marlin - Paul Maugendre - Xavier Mauméjean - Nathalie Mege - Jean Millemann - M’âme Miller et ses quinze avatars - Laurent Million - Yanh Minh - Alain Nevant - Jean-Jacques Nguyen - Stéphanie Nicot - Olivier Noël - Michel Pagel - Claire Panier-Alix - Olivier Paquet - Bruno Para - Serge Parmentier - Pascal Patoz - Bruno Peeters - Pierre Pelot - Clément Pieyre - Marie Poirier - Stéphane Pons - Laurent Queyssi - François Rahier - Jean-Luc Rivera - Juan-Carlos Ruiz - Simon Sanahujas - Thierry Santander - François Sarkel - Alain « Ward mondial bibliographer » Sprauel - Christophe Thill - Pascal J. Thomàs - Jean-Louis Trudel - Francis Valéry - Jean-Claude Vantroyen - Eric Vial - Jean-Hugues Villacampa - Jérôme Vincent - Bernard Visse - Laurent Whale - Joëlle Wintrebert
Sylvie Miller & Philippe Ward
2040. Noir duo
ISBN-10: 1-934543-15-2 ISBN-13: 978-1-934543-15-3
296 pages - Illustration : Guillermo Vidal
28 novembre 2007
A paraître : LES SONGES DE TULA

Je viens de recevoir la couverture de mon prochain roman, signée Miguel Coimbra.
à paraître vers mars 2008, éd. Mango, collection "Royaumes Perdus" dirigée par Xavier Mauméjean :
LE PITCH :
Nahualpilli, dit Nah, le fils du tailleur de pierre, est inquiet : le roi de Tulà-Teotihuacan, Tolpiltzin, a décidé de consacrer sa cité au dieu Quetzalcoatl, et d’interdire les sacrifices humains. Tous craignent la réaction du dieu Tezcatlipoca si le sang ne vient pas fertiliser la terre maya. Pourtant, l’adolescent espère que son maître ira jusqu’au bout, car son amie Itzil Parac semble harcelée par le dieu sombre. Alors que le Serpent à Plumes, Quetzalcoalt, répond à l'appel au secours du roi, Nah assiste à la lutte terrible qui s’engage entre les deux divinités...
06 novembre 2007
PROCHAINE DEDICACE: FESTIVAL DE SEVRES 7 décembre 2007
Auteurs et illustrateurs
• Jean-Pierre Andrevon, auteur, anthologiste, critique
• Jacques Baudou, auteur, essayiste, anthologiste, critique
• Stéphane Beauverger, auteur
• Jean Luc Bizien, auteur
• Éric Boissau, auteur
• Michel Borderie, illustrateur de SF, dessinateur de BD
• Édouard Brasey, auteur
• Alain Brion, illustrateur
• Krystal Camprubi, illustratrice
• Fabien Clavel, auteur
• Nicolas Cluzeau, auteur, antholgiste
• Philippe Curval, auteur et critique littéraire
• Marie-Charlotte Delmas, auteur
• Sylvie Denis, auteur et traductrice
• Philippe Druillet, invité
d’honneur, illustrateur
• Catherine Dufour, auteur
• Patrick Eris/ Thomas Bauduret,
auteur, essayiste, anthologiste.
• Nicolas d’Estienne d’Orves, auteur
• Mélanie Fazi, auteur et traductrice
• Jean-Pierre Fontana, auteur, anthologiste, critique
• Mathieu Gaborit, auteur
• Gilbert Gallerne/Gilles Bergal, auteur
• Laurent Genefort, auteur de romans et de BD
• Johan Heliot, auteur
• P. J. Hérault, auteur
• Johnny Lang, romancier et
auteur du Donjon de Naheulbeuk
• Serge Lehman, auteur
• Jean-Marc Ligny, auteur, anthologiste
• Claude Mamier, auteur, conteur
• G. Morris, auteur
• Manchu, peintre et illustrateur
• Xavier Mauméjean, auteur
• Sylvie Miller, auteur, traductrice
• Jean-Michel Nicollet, illustrateur
• Claire Panier-Alix, auteur
• Bernard Simonay, auteur
• Alain Sprauel, bibliographe
• Christophe Thill, essayiste, anthologiste
• Laurent Whale, auteur
• Roland Wagner, auteur
• Philippe Ward, auteur
• Yoz, illustrateur
Et les expos :
Bibliothèque-Médiathèque > du 6 novembre au 15 décembre 2007
• Vous avez dit lutins ?... À la découverte d’un monde
Réalisée par l’Association Patrimoine et mémoire (44620 La Montagne) avec la
participation des Centres de loisirs de Sèvres et des Enfants animateurs pour les décors. Pour découvrir le monde merveilleux des Lutins, Gnomes, Elfes .. ces petits êtres malicieux et espiègles et connaître l’origine, le lieu de vie, le caractère propre de chacun.
• Contes des Lutins - Soirée Contes - Mardi 11 décembre à 20 heures
Hôtes invisibles et parfois redoutables, ils installent leur maison dans les racines des
grands chênes ou sous les dolmens ; ils peuplent aussi les caves et les greniers… Mais
ce qu’ils adorent par dessus tout c’est de jouer de la musique sous les ponts en bois…
ou danser sur les dolmens par lune de nuit magique.
Avec Ozégan, conteur, baladin
Tout public dès 6 ans - Entrée libre sur réservation au 01 41 14 11 52.
L’Escale > du 6 novembre au 15 décembre 2007
Intentions graphiques - par Quentin Peyssonnaux
Quentin nous propose un survol dans l’univers des créatures imaginaires, des mythes et des épopées. À travers l’étude de décors et de personnages (lutins, indiens, elfes, ports, illustrations…). Le public pourra s’immiscer dans l’imaginaire de l’artiste en pleine création. Les planches présentées sont le point de départ des « histoires en images » de Quentin… Né le crayon dans la main, Quentin, 22 ans, s’exerce depuis de nombreuses années aux arts : dessin, sculpture, infographie… pour s’arrêter sur le monde des bulles.
Sel > Espace galerie > du 12 novembre au 9 décembre 2007 Didier Cottier - sculptures & assemblages. Doublement primé lors de la dernière Worldcon de Glasgow, Didier Cottier réalise une passerelle entre l’art contemporain et la science-fiction.
Alain Brion - Illustrateur SF, est aussi un peintre sur verre et un infographiste.
PROCHAINE DEDICACE: FESTIVAL D'ELVEN 1er et 2 décembre 2007
8ème édition du Salon du Roman Populaire :
Les Saventuriers de l’infini : La SF dans la littérature populaire
Ce salon s’articule sur deux jours :
LES RENCONTRES D’ELVEN (Morbihan)
Samedi 1 décembre 2007 à la Médiathèque Municipale
14h 30 à 18h30
Entrée libre
Autour de ce thème plusieurs interventions avec :
SALON DE LITTERATURE POPULAIRE D’ELVEN 01-02 décembre 2007
« Les savanturiers de l’infini : la SF dans la littérature populaire »
Samedi 1er décembre, 14h-18h :
Président de séance : Jean-Luc Rivera
Intervenants :
Richard Bessière invité d’honneur (auteur, a écrit les 4 premiers volumes de la collection mythique « Anticipation » au Fleuve Noir en 1951) : « Souvenirs du premier auteur de la collection populaire ‘Anticipation’ et sa carrière au Fleuve Noir »
Jean-Luc Buard (essayiste et chercheur spécialisé dans l’histoire de la littérature populaire) : « La SF française au 19ème siècle dans les feuilletons et les romans (jusqu’en 1914) »
Joseph Altairac (essayiste et biographe, co-auteur de « Les terres creuses »)) : « Des Tallandier bleus à Jacques Spitz: la SF française de l'entre deux guerres »
Serge Lehman (auteur, anthologiste) : « Du merveilleux scientifique à la SF : le genre en France dans l’après-guerre »
Jean-François Merle (directeur de collection chez Omnibus) : « L'influence de la SF américaine populaire sur la SF populaire française »
Dimanche 2 décembre :
Auteurs signant :
Richard Bessière
Pierre Bordage
Serge Lehman
Claire Panier-Alix
Philippe Ward + Rivière Blanche
Laurent Genefort
Nathalie Le Gendre
Joseph Altairac
Tables rondes :
Matin : « La SF/fantasy dans les romans pour la jeunesse » (Jean-Luc Buard, Claire Panier-Alix, Nathalie Le Gendre)
Après-midi : 14h table ronde Richard Bessière-Serge Lehman
15h30 « La SF populaire aujourd'hui » (Pierre Bordage, Philippe Ward, Joseph Altairac).
A PARAÎTRE : recueil d'essais sur R.E. Howard
Toutes les informations sur ce livre à paraître sont disponibles dans le bulletin de souscription téléchargeable.
Recueil d’études accompagné de quatre textes de Robert Howard publiés pour la première fois en France, cette anthologie est également illustrée en noir et blanc et en couleur par Christian Broutin, Philippe Druillet et Jean-Michel Nicollet. La couverture est de Frank Frazetta.
Une trentaine de photos de REH et de ses proches accompagneront également les textes des nombreux contributeurs. Une bibliographie exhaustive des oeuvres de REH en français conclut cet épais volume.
29 octobre 2007
Encore un ami qui s'en va
Il y a quelques jours, Jean-Jacques Killian est parti.
C'était un ami, un géant bourré de gentillesse, de talent, de culture, hypersensible au monde. Hypersensible tout court.
Il laisse un grand vide, creusant encore un peu plus celui laissé par tous ceux que cette fichue 2007 a emporté (on va parler que de 2007, pas vrai ? elle se suffit à elle-même, cette salope).
13 octobre 2007
Le 20 et le 21 octobre 2007
Je serai en dédicace avec les 4 volumes de la chronique insulaire au Festival de Roanne, la semaine prochaine. Comment rater un événement dédié aux dragons ? Bromatofiel m'aurait mené une vie d'enfer !
15ème édition - vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 octobre
Après avoir exploré la planète Mars en 2001, les Villes au bord du Futur en 2003, et les inventions des savants Fous en 2005, le Festival se lance, en 2007, sur la piste des dragons oubliés.
L'expo du Château de la Roche
l'exposition interdite
Sur la piste des Dragons oubliés
Une exposition produite par Rhône-Alpes SF
pour le 15ème Festival, d'après l'œuvre d'Elian Black'Mor
Pour la première fois, le public aura enfin accès aux archives trop longtemps restées secrètes de Placide de la taupinière.
Pendant 3 jours, le Château de la Roche deviendra la résidence d'Argaïl Mac-Claymore.
Les salles du Château seront donc transformées en un véritable cabinet de curiosité.
Elles recèleront les éléments uniques qui vous permettront, tout comme Elian Black'Mor, de vous lancer sur la piste des dragons oubliés, créatures fantastiques aux noms et à l'aspect inquiétants comme le Muirdris ou le Williwaw.
Une aventure dans des paysages étranges, une expédition sans risques, à condition de s'équiper et de suivre les conseils qui vous seront prodigués au comptoir de Timoty.
Munis de tous les vaccins, passeports, autorisations légalement tamponnées et autres billets vous serez enfin initiés et prêts pour cette quête aux dragons qui hantent la littérature et le cinéma.
Elian Black'Mor
''Sur la piste des dragons oubliés''
Il s'agit toujours d'atmosphères, d'images, qui laissent des traces.
Elian Black'Mor exposera des tirages de son œuvre " Sur la piste des dragons oubliés "
Il dédicacera au Château de la Roche
Yannig Germain
"J'ai par trop souvent vu les hommes, roturiers ou nobles seigneurs, poser leur cul sur leur Dragon au lieu de le monter dans le sens noble du terme ; c'est à dire l'élever, l'ériger, développer son ardeur et sa flamme..."
''Principes classiques de l'art de dresser les dragons''
Textes de Keb AUFFRET
Illustrations de Yannick GERMAIN - Au bord des continents
Y. Germain exposera des illustrations extraite de l'original.
Gwen Keraval
Illustrateur et d'infographiste, il crée des univers de ville et de machines, réalisé en flash.
''Le Dragon de Cracovie''
En Pologne, un roi offre la main de sa fille à celui qui débarrassera le village d'un dragon vivant dans une grotte au bord de la rivière. Les plus courageux chevaliers échouent, jusqu'au jour où un modeste berger propose ses services. Nommé Crac, il triomphera et donnera son nom à la cité de Cracovie. Conte de tradition polonaise.
Gwen Keraval exposera des tirages
Dépé
Ses grandes planches de combat ou de décor arrêtent le regard un long moment pour observer tous les détails et prendre une vue d'ensemble.
Dépé exposera des originaux et des dessins réalisés pour des enfants hospitalisés et dédicacera au Château de la Roche
Caroline Picard
Caroline Picard collabore aux magazines Géo, Sciences & Vie Junior, Images Doc et Youpi. Pour l'édition, elle est illustratrice chez Gallimard et aux éditions Gulf Stream.
Son album ''Dragons et autres créatures du rêve'' immerge les jeunes lecteurs au sein de l'univers "dragonesque" sous la forme de doubles pages thématiques éclairant chacune un aspect particulier de la vie et de l'environnement de ces fascinantes créatures du rêve. En contrepoint aux textes fouillés de Jean-Luc Bizien, Caroline
Picard offre de ce bestiaire fabuleux une interprétation visuelle saisissante.
Séverine Pineaux
Peintre et illustratrice de fantaisie fantastique, Séverine Pineaux traite principalement à travers ses œuvres (le thème de l'homme arbre qui représentent des sentiments, des liens entre les gens, évoque toutes sortes de choses sans que la symbolique ne soit trop claire, et donc, gardant un mystère.
Elle exposera également des originaux
'' Dragons : Petit traité de sciences naturelles''
Auteur : Frédérique Constantini, Séverine Pineaux
Editeur : Au bord des continents
Les Guallino
Les GUALLINO exposent régulièrement depuis 1980 en France et à l'étranger. Dans une atmosphère festive, Patrick Guallino et Anne Poiré signent à deux leurs œuvres ludiques et généreusement colorées.
Petite pensée du jour
On m'a fait remarquer ... pour la ixième fois... que tous mes récits, voire mon écriture elle-même, se tournent toujours vers le passé.
fantasy, contexte fantastique XIXè (que personnellement je plaçais davantage d'un point de vue esthétique qu'historique ou philosophique), voire plus récemment mythologique (méso-amérique).
bon
c'est vrai, je ne suis pas attirée par la SF, ni même par le présent. Le côté "prospective" ou "ici et maintenant, engagement et analyse", moi... J'y vis, cela me suffit. Mon rapport à l'écriture et à la création est d'une autre nature, encore que je ne m'interdise rien. Néanmoins, si je dois me pencher sur la question posée par le constat ci-dessus, je dois me référer à deux points de vue qui m'interpellent et résument - sommairement il est vrai - le mien :
"Les temps du passé ont des noms de défaillance : imparfait, passé composé." (Pascal Bonnafoux). Jolie phrase, qui nous emmène loinsi on la décortique. Oui, je suis historienne, et oui, je suis consciente que la science du passé est sans fin. Ce n'est pas le savoir du figé, c'est une quête sans fin, faite de mauvaise foi, de sources tronquées, trafiquées, ou perdues. Et le passé, imparfait et composite, est ce qu'il y a de plus intime et de plus passionnant à explorer. Bien plus à mes yeux que l'espace, le futur, l'anticipation... En regardant derrière, en cherchant à comprendre, à connaître, c'est moi que je cherche, cette conscience de soi hegelienne qui fait de moi un être double, complexe, en mouvement.
Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. (Anatole France)
réflexion plus commune mais tout aussi intense.
Oui, savoir d'où l'on vient, ce qui a été, permet de construire l'avenir. Ou plutôt de l'affronter, en essayant de ne pas reproduire les égarements d'hier. C'est aussi s'interroger sur la décadence de notre course en avant.
fantasy, contexte fantastique XIXè (que personnellement je plaçais davantage d'un point de vue esthétique qu'historique ou philosophique), voire plus récemment mythologique (méso-amérique).
bon
c'est vrai, je ne suis pas attirée par la SF, ni même par le présent. Le côté "prospective" ou "ici et maintenant, engagement et analyse", moi... J'y vis, cela me suffit. Mon rapport à l'écriture et à la création est d'une autre nature, encore que je ne m'interdise rien. Néanmoins, si je dois me pencher sur la question posée par le constat ci-dessus, je dois me référer à deux points de vue qui m'interpellent et résument - sommairement il est vrai - le mien :
"Les temps du passé ont des noms de défaillance : imparfait, passé composé." (Pascal Bonnafoux). Jolie phrase, qui nous emmène loinsi on la décortique. Oui, je suis historienne, et oui, je suis consciente que la science du passé est sans fin. Ce n'est pas le savoir du figé, c'est une quête sans fin, faite de mauvaise foi, de sources tronquées, trafiquées, ou perdues. Et le passé, imparfait et composite, est ce qu'il y a de plus intime et de plus passionnant à explorer. Bien plus à mes yeux que l'espace, le futur, l'anticipation... En regardant derrière, en cherchant à comprendre, à connaître, c'est moi que je cherche, cette conscience de soi hegelienne qui fait de moi un être double, complexe, en mouvement.
Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. (Anatole France)
réflexion plus commune mais tout aussi intense.
Oui, savoir d'où l'on vient, ce qui a été, permet de construire l'avenir. Ou plutôt de l'affronter, en essayant de ne pas reproduire les égarements d'hier. C'est aussi s'interroger sur la décadence de notre course en avant.
08 septembre 2007
PARUTION : LE RETOUR DE CAL DE TER

vient de paraître !!!!
Collectif P.-J. Herault
2037. Le retour de Cal de Ter
ISBN-10: 1-934543-11-X
ISBN-13: 978-1-934543-11-5
284 pages
Préface de Claire Panier-Alix
P.-J. Herault: Le secret des Loys
Olivier Deparis: Le secret de Cal de Ter
Boris Hunter: Le Continent Rouge
Olivier Lardet: Nouvelle Terre
Laurent Whale: Les humadroïdes
Jean-Marc Lofficier: L'artefact
Alain Blondelon: Le fugitif
Claire Panier-Alix: Ils l'ont !
Thierry Santander: Mauvaise rencontre
Franck Braems: Le retour des Loys
Philippe Morin: Les dieux truqués
Fred Leberre: Le venin
Laurent Million: Le fils du héros
Pierre-Alain Faramaz: Le temps des alliances
Interview avec P-.J. Herault
Dans l'espace, chacun le sait, seules les planètes bleues permettent la vie humaine. La Terre elle-même était bleue. Cette planète, énorme, était d'un bleu très dense. Elle avait tout pour donner la vie à une race humaine avec toutes les tares, toutes les monstruosités que cela comporte. Sa grande chance voulut qu'un homme intelligent, pacifique et pourtant très fort, y soit jeté, une nuit. Un rescapé de la Terre...
Cette anthologie de 14 nouvelles, centrées sur l'un des héros les plus fameux de P.-J. Herault, célèbre LE RETOUR DE CAL DE TER
ma préface, téléchargeable
commande (paypal)
ou chèques à l'ordre de HOLLYWOOD COMICS
c/o Philippe Laguerre
36 rue du Foulon
09100 Pamiers
05 septembre 2007
"La Clef des Mondes" sur Psychovision.com
Une nouvelle critique de "La Clef des Mondes" vient de tomber sur psychovision.com
ici :
avec l'annonce d'un fan club ! rien que ça ! hi hi hi...
ici :
avec l'annonce d'un fan club ! rien que ça ! hi hi hi...
23 août 2007
Rencontres d'Entraigues du 16 au 19 aout : souvenirs...
Merci à JJ Régnier pour les photos-souvenirs de ces 4 jours revigorants !
avec Joseph Altairac, Alain Huet, Raymond Milesi et Bernard Dardinier : mais de quoi parlions-nous déjà ?
des débats, des jeux (de mots), des conférences, de la rigolade : Sylvie Lainé prête à tout pour détrôner Bernard Dardinier, champion traditionnel des jeux milesiens (auxquels je ne comprends jamais rien d'ailleurs. Mais il est vrai que je suis un auteur de fantasy hi hi hi).

Raymond Milési, démoniaque, s'apprête à nous poser une de ses fameuses devinettes-contrepèteuses-SF
Notre commissaire priseur préféré, Georges Pierru, contraint de mettre en vente jusqu'à ses mythiques bretelles...
Alain le Bussy remettant le prix Infini à Emmanuelle Maia pour sa nouvelle Nadia (à paraître dans Galaxies)
avec Jeam Tag

Jeam Tag et Hugo Bellagamba (venu espionner pour préparer la convention 2008, le filou)

Jérôme Baud, G.O. émérite, qui a permi ces rencontres-retrouvailles cette année. Merci chef !
Merci à JJ Régnier pour ces photos-souvenirs de ces 4 jours revigorants !
Raymond Milési, démoniaque, s'apprête à nous poser une de ses fameuses devinettes-contrepèteuses-SF
Jeam Tag et Hugo Bellagamba (venu espionner pour préparer la convention 2008, le filou)
Jérôme Baud, G.O. émérite, qui a permi ces rencontres-retrouvailles cette année. Merci chef !
Merci à JJ Régnier pour ces photos-souvenirs de ces 4 jours revigorants !
16 août 2007
Rencontres d'Entraigues du 16 au 19 aout
et hop ! en route pour le sud !

(affiche de Jeam Tag)
Jérôme Baud (qui a déjà organisé 2 Conventions dans le Sud de la France) s'est dévoué pour permettre aux malheureux passionnés en mal de rencontres amicales puisque cette année, la Convention s'est passée au Canada, de se retrouver pour une rencontre plus informelle, mais tout aussi tonique et festive : conférences-débat, jeux SF, stands de livres, d'éditeurs, repas en commun préparés par un traiteur, et des participants qui sont des auteurs de SF ou des "piliers" du fandom. A noter, les invités prévus : Yves Frémion, Claude Ecken, Jeam Tag...
bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...
Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon...

(affiche de Jeam Tag)
Jérôme Baud (qui a déjà organisé 2 Conventions dans le Sud de la France) s'est dévoué pour permettre aux malheureux passionnés en mal de rencontres amicales puisque cette année, la Convention s'est passée au Canada, de se retrouver pour une rencontre plus informelle, mais tout aussi tonique et festive : conférences-débat, jeux SF, stands de livres, d'éditeurs, repas en commun préparés par un traiteur, et des participants qui sont des auteurs de SF ou des "piliers" du fandom. A noter, les invités prévus : Yves Frémion, Claude Ecken, Jeam Tag...
bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...
Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon...
13 août 2007
Coup de gueule et mise au point
Depuis un peu plus d’un an, suite à des discussions houleuses concernant des contre-vérités et des propos insultants à l’égard des auteurs de fantasy français et de leurs éditeurs, ou à mes prises de position pour défendre Nestiveqnen, je suis la cible régulière d’insultes et de calomnies de la part d’une toute petite poignée d’internautes.
Ils sévissent sur au moins deux forums, et leurs posts sont tellement outranciers qu’ils ne méritent pas qu’on s’attarde à leur répondre. Bien que le portrait qu’on essaie de faire de moi fasse sourire ceux qui me connaissent, et intrigue ceux qui ont été amenés à me rencontrer à l’occasion de dédicaces ou de dîners, ce petit jeu perdure et devient plus pervers. Je vais donc suivre les conseils avisés de mon cercle d’amis – tous bien ancrés dans le milieu de la SFF, habitués donc à voir des types à l’ego démesuré se donner de l’importance en se défoulant sur leur clavier, bien cachés derrière un pseudo – et prendre le large pour me concentrer sur des sujets plus interessants.
J’ai déjà été amenée à ne pas renouveler mon adhésion au club PDE, qui en lui-même n’a rien à voir avec ce problème mais qui, depuis quelques temps, est miné par une partie de ces tristes sires (le féminin serait de rigueur) incapables de se remettre en question une seconde mais prompts à disséminer des rumeurs et des calomnies. Quand on n’est plus la bienvenue, inutile d’insister, et pourtant je dois dire que ces dix dernières années j’ai toujours entretenu d’excellents rapports avec le club, des rapports d’amitié et de soutien.
Par ailleurs, je vais cesser de fréquenter les forums de discussion. Je remercie d’avance les potes qui avaient l’habitude de me tenir informée de ce qui pouvait se dire, de s’abstenir dorénavant. Je connais très bien l’identité – réelle ou virtuelle – des 5 personnes qui s’amusent à cracher leur fiel, et je ne m’abaisserai pas à leur répondre, ni même à expliquer les raisons de cet acharnement façon « vendetta à la mords-moi ».
L’affection et l’estime de gens que j’admire contrebalancent largement le mépris, la condescendance et les insultes gratuites de cette poignée d’acharnés. Les deuils successifs, la douleur, et l’amour de la littérature relativisent grandement l’agacement et la bêtise humaine.
Ils sévissent sur au moins deux forums, et leurs posts sont tellement outranciers qu’ils ne méritent pas qu’on s’attarde à leur répondre. Bien que le portrait qu’on essaie de faire de moi fasse sourire ceux qui me connaissent, et intrigue ceux qui ont été amenés à me rencontrer à l’occasion de dédicaces ou de dîners, ce petit jeu perdure et devient plus pervers. Je vais donc suivre les conseils avisés de mon cercle d’amis – tous bien ancrés dans le milieu de la SFF, habitués donc à voir des types à l’ego démesuré se donner de l’importance en se défoulant sur leur clavier, bien cachés derrière un pseudo – et prendre le large pour me concentrer sur des sujets plus interessants.
J’ai déjà été amenée à ne pas renouveler mon adhésion au club PDE, qui en lui-même n’a rien à voir avec ce problème mais qui, depuis quelques temps, est miné par une partie de ces tristes sires (le féminin serait de rigueur) incapables de se remettre en question une seconde mais prompts à disséminer des rumeurs et des calomnies. Quand on n’est plus la bienvenue, inutile d’insister, et pourtant je dois dire que ces dix dernières années j’ai toujours entretenu d’excellents rapports avec le club, des rapports d’amitié et de soutien.
Par ailleurs, je vais cesser de fréquenter les forums de discussion. Je remercie d’avance les potes qui avaient l’habitude de me tenir informée de ce qui pouvait se dire, de s’abstenir dorénavant. Je connais très bien l’identité – réelle ou virtuelle – des 5 personnes qui s’amusent à cracher leur fiel, et je ne m’abaisserai pas à leur répondre, ni même à expliquer les raisons de cet acharnement façon « vendetta à la mords-moi ».
L’affection et l’estime de gens que j’admire contrebalancent largement le mépris, la condescendance et les insultes gratuites de cette poignée d’acharnés. Les deuils successifs, la douleur, et l’amour de la littérature relativisent grandement l’agacement et la bêtise humaine.
08 août 2007
Dédicaces : Sur la piste des dragons oubliés, Château de la Roche, 20 octobre 2007
FESTIVAL de la SCIENCE-FICTION et de l'IMAGINAIRE
le programme 2007
15ème édition - vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 octobre
Après avoir exploré la planète Mars en 2001, les Villes au bord du Futur en 2003, et les inventions des savant Fous en 2005, le Festival se lance, en 2007, sur la piste des dragons oubliés.
L'expo du Château de la Roche (près de Roanne et de St Priest la Roche)
seules seraient scénarisés les deux étages supérieurs ; le rez-de-chaussée étant consacré au salon du livre et des jeux du futur ainsi qu'à des rencontres avec les auteurs (écrivains, illustrateurs, graphistes…)…
Sur la piste des Dragons oubliés
Une exposition produite par Rhône-Alpes SF
pour le 15ème Festival, d'après l'œuvre d'Elian Black'More
Pour la première fois, le public aura enfin accès aux archives trop longtemps restées secrètes de Placide de la taupinière.
Pendant 3 jours, le Château de la Roche deviendra la résidence d'Argaïl Mac-Claymore.
Les salles du Château seront donc transformées en un véritable cabinet de curiosité.
Elles recèleront les éléments uniques qui vous permettront, tout comme Elian Black'Mor, de vous lancer sur la piste des dragons oubliés, créatures fantastiques aux noms et à l'aspect inquiétants comme le Muirdris ou le Williwaw.
Une aventure dans des paysages étranges, une expédition sans risques, à condition de s'équiper et de suivre les conseils qui vous seront prodigués au comptoir de Timoty.
Munis de tous les vaccins, passeports, autorisations légalement tamponnées et autres billets vous serez enfin initiés et prêts pour cette quête aux dragons qui hantent la littérature et le cinéma. Actuellement, tous supports confondus, c'est la Fantasy qui détient les plus gros chiffres de ventes.
C'est la première fois qu'un exposition est consacrée à l'univers si particulier d'Elian Black'More. L'auteur, avec sa compagne Carine, constituent un duo de grand talent dans tous les genres graphiques.
L'occasion, pour le Festival 2007 de valoriser les images au service d'un vrai récit.
et j'y dédicacerai les 4 volumes de la Chronique Insulaire comme il se doit : Bromatofiel à l'honneur, donc !
07 août 2007
Nostalgie et cocooning
Hier, un ami m'a offert un numéro de Mandrake que je n'avais pas. Je n'en avais pas lu depuis des lustres, et la magie a de nouveau opéré.
Et comme je suis d'humeur tristoune impropre à l'écriture, j'ai décidé de rester dans mon lit avant mon rdv de cet aprèm (argh ! résultats médicaux...) et de regarder un dvd : le voleur de Bagdad, avec Sabu, Conrad Veidt (le vilain Jaffar), John Justin (le bôôô Ahmad). On me l'a prêté. Moi je suis plutôt Ray Harryhausen ou Douglas Fairbanks... Mais il se laisse bien regarder et ma foi, quand j'ai vu l'automate du cheval volant, ça m'a rappelé quelque chose. Je l'avais vu dans ma prime jeunesse.
03 août 2007
La vie intérieure du chat
Le chat, il dort. Ses oreilles bougent légèrement, ses moustaches frissonnent.
Il veille, détendu, replié sur sa vie intérieure.
Là-bas, il n’est plus obligé de se sentir seul au monde, seul au milieu des autres.
Là-bas, il se sent à l’aise, il ne fait pas semblant. Pas besoin de chercher l’affection, de quémander un mot, un geste tendre. Là-bas, il règne. Et personne ne sait sur quoi.
Le soleil, par la fenêtre, lui chauffe les flancs.
Parfois, il s'étire, ou pose une patte possessive sur le manuscrit resté en plan. Il s'est couché dessus. Il a volé le stylo. A l'intérieur, il ronronne. Il est bien. Il a le contrôle.
Le chat, il dort. Il vit un rêve sans fin.
Il veille, détendu, replié sur sa vie intérieure.
Là-bas, il n’est plus obligé de se sentir seul au monde, seul au milieu des autres.
Là-bas, il se sent à l’aise, il ne fait pas semblant. Pas besoin de chercher l’affection, de quémander un mot, un geste tendre. Là-bas, il règne. Et personne ne sait sur quoi.
Le soleil, par la fenêtre, lui chauffe les flancs.
Parfois, il s'étire, ou pose une patte possessive sur le manuscrit resté en plan. Il s'est couché dessus. Il a volé le stylo. A l'intérieur, il ronronne. Il est bien. Il a le contrôle.
Le chat, il dort. Il vit un rêve sans fin.
02 août 2007
Les rencontres d'Entraigues, du 16 au 19/08
Jérôme Baud (qui a déjà organisé 2 Conventions dans le Sud de la France) s'est dévoué pour permettre aux malheureux passionnés en mal de rencontres amicales puisque cette année, la Convention s'est passée au Canada, de se retrouver pour une rencontre plus informelle, mais tout aussi tonique et festive : conférences-débat, jeux SF, stands de livres, d'éditeurs, repas en commun préparés par un traiteur, et des participants qui sont des auteurs de SF ou des "piliers" du fandom. A noter, les invités prévus : Yves Frémion, Claude Ecken, Jeam Tag...
bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...
Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon, il paraît qu'on viendra nous y chercher en voiture, à condition of course de prévenir l'organisateur à temps...
Pour vous inscrire, envoyez un chèque (français) de 15 euros * à l'ordre de Jérôme Baud, lotissement Le Vénasque, 84800 L'Isle sur le Sorgue (France).
Mais on peut payer sur place, bien sûr...
renseignements et liste d'hôtels : upntATclub-internetPOINTfr
(il ya campings et hôtels à profusion dans un rayon de 5 km, notamment à Le Pontet (ZI le Tronquet Avignon Nord))
* Oui, une Convention est payante, les Rencontres d'Entraigues aussi, quoique presque trois fois moins chères. Mais il faut bien que Jérôme ait un budjet pour régler les factures diverses et variées, puisque ce genre de manifestation n'est pas un festival, n'est pas sponsorisé (même si la municipalité peut prêter la salle, par exemple).
bien entendu, j'y serai. J'ai ouï dire que le CD collector de l'opéra de SF auquel j'ai participé l'an dernier avec les autres membres de Remparts (écriture, composition et interprêtation, en hommage au roman du défunt JP Hubert, la Planète à Trois Temps) y serait...
Les rencontres d'Entraigues se dérouleront donc du 16 au 19 août 2007 au Nord d'Avignon (sortie Védène de l'A7), au lieu nommé Les Vallayans (salle), rue des Herbages, 84320 Entraigues. En TGV il faut descendre à Avignon, il paraît qu'on viendra nous y chercher en voiture, à condition of course de prévenir l'organisateur à temps...
Pour vous inscrire, envoyez un chèque (français) de 15 euros * à l'ordre de Jérôme Baud, lotissement Le Vénasque, 84800 L'Isle sur le Sorgue (France).
Mais on peut payer sur place, bien sûr...
renseignements et liste d'hôtels : upntATclub-internetPOINTfr
(il ya campings et hôtels à profusion dans un rayon de 5 km, notamment à Le Pontet (ZI le Tronquet Avignon Nord))
* Oui, une Convention est payante, les Rencontres d'Entraigues aussi, quoique presque trois fois moins chères. Mais il faut bien que Jérôme ait un budjet pour régler les factures diverses et variées, puisque ce genre de manifestation n'est pas un festival, n'est pas sponsorisé (même si la municipalité peut prêter la salle, par exemple).
24 juillet 2007
PRIX MERLIN 2007
Les résultats du premier tour du prix Merlin sont maintenant connus, les
heureux élus sont donc:
Dans la catégorie roman:
-Sire Cédric, Angemort, éditions Nuit d'avril
-CROS Anaïs, Les Lunes de sang, éditions Nestiveqnen
-BOUSQUET Charlotte, Les Arcanes du jugement (Le cœur d'Aramantha 3),
éditions Nestiveqnen
-DARNAUDET François, Le Papyrus de Venise, éditions Nestiveqnen
-DELSE Irène, L'Héritier du tigre (Shalinka, tome 1), éditions Le navire en
pleine ville
Et dans la catégorie nouvelle:
-BOUSQUET Charlotte, Lune de sang, dans Faeries 21, Nestiveqnen
-BIDCHIREN Olivier, Parole silencieuse, dans Dans l'antre des esprits, Nuit
d'avril
-AMSHANI Willy, Peur au ventre, dans AOC 5, Club Présences d'Esprits
-SILHOL Léa, Le Rêve en la cité, dans Elric et la porte des mondes, Fleuve
noir
-VALLS DE GOMIS Estelle, Circé et la Malédiction du Déméter, dans Le Cabaret
vert, Nuit d'avril
vous pouvez dès maintenant et jusqu'au 30 septembre voter
pour votre roman et/ou nouvelle favori(te)!
=> http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/
heureux élus sont donc:
Dans la catégorie roman:
-Sire Cédric, Angemort, éditions Nuit d'avril
-CROS Anaïs, Les Lunes de sang, éditions Nestiveqnen
-BOUSQUET Charlotte, Les Arcanes du jugement (Le cœur d'Aramantha 3),
éditions Nestiveqnen
-DARNAUDET François, Le Papyrus de Venise, éditions Nestiveqnen
-DELSE Irène, L'Héritier du tigre (Shalinka, tome 1), éditions Le navire en
pleine ville
Et dans la catégorie nouvelle:
-BOUSQUET Charlotte, Lune de sang, dans Faeries 21, Nestiveqnen
-BIDCHIREN Olivier, Parole silencieuse, dans Dans l'antre des esprits, Nuit
d'avril
-AMSHANI Willy, Peur au ventre, dans AOC 5, Club Présences d'Esprits
-SILHOL Léa, Le Rêve en la cité, dans Elric et la porte des mondes, Fleuve
noir
-VALLS DE GOMIS Estelle, Circé et la Malédiction du Déméter, dans Le Cabaret
vert, Nuit d'avril
vous pouvez dès maintenant et jusqu'au 30 septembre voter
pour votre roman et/ou nouvelle favori(te)!
=> http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/
22 juillet 2007
EN SELLE !
Aujourd'hui je suis contente car j'ai bien avancé dans le scénario de mon prochain roman. Je n'arrive toujours pas à me remettre à Sang d'Irah 2, resté en chantier depuis l'année dernière. Il manque tout au plus 3 chapitres, et de menus aménagements pas endroits. Tout cela est marqué, précisé, post-ité sur le manuscrit, mais rien à faire.
Par contre, maintenant que Les songes de Tulà sont bouclés, je suis décidée à me mettre enfin sérieusement à ce vieux projet de roman fantastique hommage aux romans populaires du 19e, situé à Paris. L'histoire avance bien, les personnages prennent forme, et la doc accumulée ces dernières années commence à se décanter. Je vois ce dont je vais pouvoir me servir, et ce qui sera too much. J'ai de la matière...
Si je garde le rythme, le scénario sera terminé pour la rentrée, et je pourrai l'écrire tranquillement au cours de l'année, ce qui me fera un bien fou car je rêve de m'y immerger depuis des années, dans cette histoire. L'idée était déjà présente à l'époque du Roi Repenti. La petite fille avec sa boule à neige de 1880 qui se balladait dans la chronique insulaire, et qui cloturait la saga en était sans doute l'amorce...
Bien sûr, cela sousentend que je ne me laisse pas (plus) déconcentrer par des débats et des polémiques stériles, des états d'âmes familiaux vains (quand on ne peut rien changer, autant ne pas envenimer) et un hygiène de vie plus salutaire pour ma santé...
Mais bon, c'est comme les bonnes résolutions de janvier, celles de juillet...
Par contre, maintenant que Les songes de Tulà sont bouclés, je suis décidée à me mettre enfin sérieusement à ce vieux projet de roman fantastique hommage aux romans populaires du 19e, situé à Paris. L'histoire avance bien, les personnages prennent forme, et la doc accumulée ces dernières années commence à se décanter. Je vois ce dont je vais pouvoir me servir, et ce qui sera too much. J'ai de la matière...
Si je garde le rythme, le scénario sera terminé pour la rentrée, et je pourrai l'écrire tranquillement au cours de l'année, ce qui me fera un bien fou car je rêve de m'y immerger depuis des années, dans cette histoire. L'idée était déjà présente à l'époque du Roi Repenti. La petite fille avec sa boule à neige de 1880 qui se balladait dans la chronique insulaire, et qui cloturait la saga en était sans doute l'amorce...
Bien sûr, cela sousentend que je ne me laisse pas (plus) déconcentrer par des débats et des polémiques stériles, des états d'âmes familiaux vains (quand on ne peut rien changer, autant ne pas envenimer) et un hygiène de vie plus salutaire pour ma santé...
Mais bon, c'est comme les bonnes résolutions de janvier, celles de juillet...
20 juillet 2007
Les songes de Tulà : mise à jour du site
je viens de commencer la mise à jour de mon site, avec une page - provisoire - concernant "Les songes de Tulà".
http://panieralix.free.fr/accueil.html
http://panieralix.free.fr/accueil.html
07 juillet 2007
01 juillet 2007
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